« On m’a virée plusieurs fois ! » : pourquoi Julie Zenatti a failli être évincée de Notre Dame de Paris

Vingt-quatre ans après la première de la comédie musicale Notre-Dame de Paris, au palais des Congrès de Paris, Julie Zenatti replonge dans ses souvenirs et évoque son aventure, parfois difficile, au sein de la troupe, dans le podcast La Leçon de Pauline Grisoni.

Adolescente, Julie Zenatti a intégré la troupe de la comédie musicale Notre-Dame de Paris. Aux côtés de Garou, Hélène Ségara, Daniel Lavoie, Bruno Pelletier, ou encore Patrick Fiori, la chanteuse incarne Fleur-de-Lys. Et si lorsque les projecteurs illuminent la scène, le spectacle est assuré, en coulisses, les choses s'avèrent compliquées pour Julie Zenatti. En pleine période de transition, elle est complexée et manque de confiance, à tel point qu'elle refuse de monter sur scène pendant les répétitions : "Je voulais chanter, je voulais qu'on m'entende, je ne voulais pas qu'on me voie."

"On m’a viré plusieurs fois de Notre-Dame de Paris", raconte la chanteuse dans le podcast La Leçon, le 21 janvier avant d'évoquer le souvenir encore présent d'une "grosse embrouille" avec "l’habilleuse qui confectionnait les costumes" : "Elle m’avait fait une robe empire, serrée sous la poitrine, plissée au-dessus du genou avec des épaulettes. (...) Je ne ressemblais à rien. Je lui ai dit : 'Mais ça ne va pas ou quoi ? Tu as cru que j’allais porter cette m*rde ?' Toute la production a pensé que j’étais quelqu’un d’ingérable." Exposée à un jeune âge, Julie Zenatti ne "trouvait pas [sa] place". "Je n'étais qu'une enfant. Je ne me sentais pas légitime", confie celle qui avait des relations compliquées avec ses partenaires.

Découvrez Notre Dame de Paris version 2016.

© Fournis par Gala La troupe de Notre Dame de Paris sur scène, en 1999.  Patrick Carpentier / Bestimage

Julie Zenatti : "C'était très écrasant de ressentir la pression de cette grosse machine"

Alors à plusieurs reprises, à quelques heures du lever de rideau, Julie Zenatti a décidé de quitter la comédie musicale, poussant les producteurs du spectacle, en colère, à contacter ses parents : "Je ne me sentais pas bien, je ne trouvais pas ma place. C'était très écrasant de ressentir la pression de cette grosse machine, d'en être l'un des rouages." Pour conclure, l'artiste revient sur ses complexes d'autrefois, à l'origine de son comportement : "Tout de suite être exposée alors que je ne m'aimais pas et que je ne voulais pas qu'on me regarde."