Burkina Faso: première interpellation après la manifestation du samedi 27 novembre

L'organisation SBF maintient son appel à la démission de l’actuel chef de l’État, Roch Marc Christian Kaboré (notre photo), qu’elle estime incapable d’assurer la sécurité au Burkina Faso. © OLYMPIA DE MAISMONT AFP L'organisation SBF maintient son appel à la démission de l’actuel chef de l’État, Roch Marc Christian Kaboré (notre photo), qu’elle estime incapable d’assurer la sécurité au Burkina Faso.

Au Burkina Faso, après la manifestation du samedi 27 novembre qui a tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre à Ouagadougou, la société civile connaît ses premières interpellations. Mamadou Drabo, le secrétaire exécutif du mouvement Sauvons le Burkina Faso, qui avait appelé à marcher contre l’insécurité grandissante face aux attaques jihadistes, a été arrêté le 29 novembre après une conférence de presse. D’après les membres du mouvement, il serait détenu par la police judiciaire, qui n’a pas encore confirmé cette interpellation ni indiqué ses raisons.

Avec notre correspondant à Ouagadougou, Sidy Yansané

Alors que le mouvement Sauvons le Burkina Faso (SBF) terminait sa conférence de presse, ce lundi 29 novembre, concernant sa décision de quitter la coalition des organisations de la société civile C27 qu’elle estime corrompue, son secrétaire exécutif Mamadou Drabo a été arrêté par la police. 

Selon le porte-parole du mouvement, Valentin Yamkoudougou, il serait détenu au service régional de la police judiciaire de Ouagadougou. Pour l’instant, l’information n’a pas été officiellement confirmée par la police, que RFI a tenté de joindre à plusieurs reprises jusqu’hier en fin de journée, sans succès. 

Motif inconnu

Le motif de l’interpellation est également inconnu, mais il pourrait avoir un lien avec les actes de vandalisme enregistrés lors de la mobilisation du 27 novembre. Plus tôt dans la journée, le maire de Ouagadougou, Armand Beouindé, qui avait interdit la marche, déclaraît que ces actes ne resteraient pas impunis.

Pour sa part, le mouvement SBF impute ces violences aux forces de l’ordre, dont la répression aurait conduit à ces dégâts. Pour en savoir plus sur la situation de son secrétaire exécutif interpellé, l’organisation se cherche un avocat mais rencontre des difficultés car beaucoup sont déjà mobilisés dans le procès de l’assassinat de l’ancien président Thomas Sankara. En attendant, elle maintient son appel à la démission de l’actuel chef de l’État, Roch Marc Christian Kaboré, qu’elle estime incapable d’assurer la sécurité au Burkina Faso.

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