À la Une: attentat à la voiture piégée en Colombie

Des soldats montent la garde près d'une unité militaire à Cucuta, en Colombie, à la frontière avec le Venezuela,le 15 juin 2021. - Un véhicule a explosé mardi dans une unité militaire du nord-est de la Colombie, près de la frontière vénézuélienne, faisant au moins trois blessés parmi les soldats, selon les autorités et des journalistes de l'AFP sur place. © AFP - SCHNEYDER MENDOZA Des soldats montent la garde près d'une unité militaire à Cucuta, en Colombie, à la frontière avec le Venezuela,le 15 juin 2021. - Un véhicule a explosé mardi dans une unité militaire du nord-est de la Colombie, près de la frontière vénézuélienne, faisant au moins trois blessés parmi les soldats, selon les autorités et des journalistes de l'AFP sur place.

Un attentat à la voiture piégée a été perpétré ce mardi contre une caserne militaire de la ville de Cucuta, située dans le nord-est du pays. Trente-six personnes ont été blessées détaille El Espectador, dont trois qui seraient dans un état grave, selon le ministre colombien de la Défense. Ce dernier s’est rendu sur place à la demande d’Ivan Duque, le président colombien. Il a détaillé les faits : deux personnes sont parvenues à entrer dans cette caserne avec une camionnette blanche qui a ensuite explosé à deux reprises. Dans les pages d’El Pais, version colombienne, Diego Molano explique que l’hypothèse la plus plausible envisagée est qu’il s’agisse d’un acte commis par l’ELN, l’Armée de libération nationale, dernière guérilla active du pays. Mais il n’écarte pas la possibilité que des anciens membres des FARC en soient les auteurs.

Une autre hypothèse circule, selon la revue Semana, toujours très bien renseignée : cet attentat aurait en fait visé une base américaine située juste à côté de la caserne de l’armée colombienne. Après avoir constaté les dégâts colossaux infligés aux installations américaines, cette hypothèse serait désormais étudiée de près par les enquêteurs, explique Semana. Une réunion pour aborder la sécurité est prévue aujourd’hui à Cucuta, a annoncé le ministre colombien de la Défense. Une réunion qui comptera sur la présence du président Ivan Duque qui a déjà confirmé la participation du FBI dans l’enquête et une forte récompense en échange d’informations sur les auteurs de cet attentat, précise Milenio.

Le Comité de grève suspend les manifestations en Colombie

Le Comité national de grève a annoncé ce mardi la suspension du mouvement de contestation jusqu’au 20 juillet prochain. Il ne s’agit pas de la fin, mais bien d’une suspension du mouvement, a tenu à préciser Francisco Maltés, un des porte-parole du Comité national de grève, sur les antennes d’une radio locale. Ce dernier donne rendez-vous le 20 juillet prochain, pour une grande journée de mobilisation et pour remettre au gouvernement des projets de loi. Mais ce Comité national de grève ne représente pas tous les protestataires, rappelle El Tiempo. D’autres secteurs, à l’image des étudiants, comptent bien poursuivre les manifestations comme le confirme la revue Semana qui a pu discuter avec certains d’entre eux.

Vers la fin du mystère des disparus d’Ayotzinapa au Mexique ?

Un nouveau corps a été identifié, il s’agit de celui de Joshivani Barrera de la Cruz, qui avait 20 ans le jour de sa disparition. C’est l’Université d’Innsbruck, en Autriche, qui a effectué les recherches, détaille Excelsior. Son corps avait été retrouvé dans la commune de Cocula, dans l'État de Guerrero. Cette université avait déjà identifié deux autres corps auparavant.

Une identification qui met à mal la thèse officielle de l’ancien président mexicain Enrique Peña Nieto. Comme le rappelle El Siglo de Torreon, dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014, plusieurs dizaines d'étudiants d'Ayotzinapa s'étaient rendus jusqu'à la ville proche d'Iguala pour « réquisitionner » des autobus afin d'aller à Mexico, où ils souhaitaient participer à une manifestation. Arrêtés par la police, 43 jeunes ont ensuite disparu et n'ont jamais été retrouvés. Et selon l’ancien président mexicain, c’est un cartel de narcotrafiquants qui aurait confondu les étudiants avec des membres d'un cartel concurrent et qui aurait ensuite décidé de les faire abattre par des hommes armés. Une version que ne croit pas l’actuel président Andres Manuel Lopez Obrador qui a décidé de créer une Commission de vérité et ordonné l'ouverture d'une nouvelle enquête.

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