Tokyo, jour 4 : lost in transportation

Photo d'illustration. © Kai Pfaffenbach Photo d'illustration.

C’est pas la grande faim ce midi. Plus tôt dans la matinée, j’ai ingurgité les 150 pages du guide officiel des transports Tokyo 2020. En diagonale, hein, mais c’était histoire de ne pas être trop paumé et aller n’importe où avec ma localisation GPS activée. Clairement, le PDF ne me rend pas hyper serein. C’est une succession d’acronymes, de chiffres et de plans qu’il va pourtant bien falloir réussir à imprimer.

L’urgence numéro un, c’est de trouver la zone d’arrêt censée se situer en face de mon hôtel, qui n’y est, bien évidemment, pas. C’est là qu’entre en jeu l’homme des transports. Je ne l’avais jamais croisé à l’entrée de l’hôtel, avec sa chasuble jaune. Il ne pouvait pas mieux tomber. Il comprend vite ma requête, commence à m’y emmener. S’arrête. Repart en courant vers l’entrée. Ramasse une poignée de fiches plastifiées. M’en montre une où il y est écrit à peu près ceci : «Je suis le guide qui doit vous accompagner jusqu’au ‘‘TM-bus’’ [TM pour Transport Media]. S’il vous plaît, rassemblez-vous ici.» On discute comme on peut. Michael Jordan, Dennis Rodman, Chicago Bulls. Quelque chose me dit qu’il possède toutes les qualités requises pour être mon «gars sûr» de la quinzaine.

Il me rencarde sur les horaires. Mieux vaut ne pas louper la navette. Aux heures de pointe, c’est-à-dire entre 4 et 9 heures et entre 20 et 26 heures (?), il en passe une par heure. Autrement, c’est toutes les deux heures.

Des horaires de bus étranges. © Fournis par Liberation Des horaires de bus étranges.

Le nom du wi-fi dans le bus est pure magie :«Sushi2020». On attendra pour le Club France, je dois avant tout me rendre au «MPC», le Main Press Center (le village médias) pour choper mon accréditation.

Dans le bus des journalistes, le code wifi est pure magie. © Fournis par Liberation Dans le bus des journalistes, le code wifi est pure magie.

Le réseau de transports paraît bien huilé. Le seul inconvénient, c’est qu’on est obligé de passer par le «MTM», le Media Transport Mall, le point névralgique de tout le réseau. C’est là que se font tous les départs et arrivées. Du «MTM», on peut se rendre sur tous les sites, ou presque, à condition de pas se planter de bus. Comme il se trouve tout au sud, sur la baie, on se tape donc un vilain détour si on a le malheur de loger dans le centre et que l’on veut se rendre vers une compétition au nord. Comme c’est mon cas. En attendant, le «MPC», ça ressemble à un immense centre commercial, mais sans magasin. Et des nuées de journalistes en guise de badauds, qui déambulent ou bossent. Certaines grosses rédactions, comme la LA Times, le Washington Post, Sport Illustrated ou l’Equipe, sont parquées dans des préfabriqués assez bien aménagés vu de l’extérieur. Je n’ai pas vu celui de Libération, mais j’ai dû mal regarder. De toute façon, ce n’est pas l’endroit où je compte passer le plus de temps. Demain – vraiment, cette fois – je me rends au Club France.

Dans la bulle olympique : #Jour 1, #Jour 2, #Jour 3

Tokyo, jour 4 : lost in transportation