Le président algérien accepte la démission du Premier ministre

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune. © STR/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a annoncé, jeudi, avoir accepté la démission du Premier ministre Abdelaziz Djerad, en vue de la formation d'un nouveau gouvernement suite à l'annonce des résultats des élections législatives.

Selon le communiqué de la présidence algérienne, Tebboune a décidé d'accepter la démission du gouvernement Djerad et de charger de la gestion des affaires courantes jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement.

Cela survient après que le président du Conseil constitutionnel, Kamel Fenniche, eut annoncé, mercredi, les résultats définitifs des élections législatives anticipées tenues le 12 juin courant.

Selon la constitution algérienne, dès que le président du pays accepte la démission du gouvernement, il entame directement des consultations avec les dirigeants des partis ayant remporter les élections pour nommer le nouveau Premier ministre.

La formation du gouvernement dépend de la nature de la majorité contrôlant le parlement, mais les résultats des élections n'ont permis à aucun des partis d'obtenir une majorité parlementaire (50 % +1).

Ces élections législatives anticipées ont vu le "Front de libération nationale" arriver en tête avec 98 sièges, suivi des indépendants avec 84 sièges, puis du "Mouvement de la société pour la paix" avec 65 sièges.

Le parti "Rassemblement national démocratique" est arrivé en quatrième position avec 58 sièges, suivi du Front El Moustakbal (Front de l'avenir) avec 48 sièges, et du Mouvement El-Bina al-Watani (Mouvement de l'édification nationale) avec 39 sièges, tandis que le reste des sièges a été réparti entre d'autres partis.

Avec ces résultats, une coalition d'au moins 3 blocs parlementaires est nécessaire pour former une majorité au Parlement, pour atteindre 204 sièges sur un total de 407.

Tous les partis vainqueurs et les blocs indépendants, excepté le "Mouvement de la société pour la paix" (65 sièges), ont annoncé leur soutien à la formation d'un gouvernement présidentiel majoritaire, pour privilégier l'option de nommer un Premier ministre proche de la politique du président algérien.

Le président algérien accepte la démission du Premier ministre