Un chef-d’œuvre de la renaissance italienne

Les Italiens célèbrent la victoire en finale de l'Euro. © FRANK AUGSTEIN / AFP Les Italiens célèbrent la victoire en finale de l'Euro.

Dans un Wembley groggy où ne résonnait plus que la clameur des 7.500 supporters transalpins, la plupart résidant en Grande-Bretagne puisque le variant Delta a barré la route aux voyageurs, le capitaine Giorgio Chiellini, en larmes, a brandi dans la nuit londonienne le prestigieux trophée Henri-Delaunay. 53 ans après son premier et unique sacre continental, revoilà l'Italie sur le toit de l'Europe. L'aboutissement rêvé d'un tournoi idyllique pour une équipe que plus personne n'arrive à battre (34 matches sans défaite). Malgré le soutien de tout un stade et tout un peuple, l'Angleterre n'y est pas parvenue et devra, comme le Portugal (2004) et la France (2016) avant elle, se relever du traumatisme qui frappe le pays organisateur battu en finale.

De l'enfer au paradis

C'est à l'issue d'une séance de tirs au but (1-1, 3 tab à 2), comme si souvent par le passé, que les Anglais ont plongé en enfer. Les Italiens, eux, en sont revenus. En 2017, la Nazionale était en effet tombée dans l'abîme, incapable de se qualifier pour la Coupe du monde. Cela n'était plus arrivé depuis 1958 et le football italien ressemblait alors à un champ de ruines. À peine quatre ans plus tard, «l'Italie s'est levée» selon les paroles du Fratelli d'Italia. Un hymne italien chanté à gorges déployées par les joueurs, symbole d'une unité et d'un souffle retrouvés autour du sélectionneur Roberto Mancini, désormais héros national. Comme les Bonucci, Chiellini, Verratti, Jorginho, Insigne, Chiesa qui ont bien mérité coupe et médaille, juste récompense d'un tournoi magistral où leur générosité, leur unité mais aussi leur jeu déployé ont fait mouche pour les propulser au paradis.


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