Tokyo : le Covid terrasse les rêves olympiques d’une taekwondiste chilienne et d’une skateuse néerlandaise

Fernanda Aguirre, de l'équipe chilienne de taekwondo, ne pourra pas concourir. © Luis Acosta Fernanda Aguirre, de l'équipe chilienne de taekwondo, ne pourra pas concourir.

Des mois de préparation mis à terre à la lecture du résultat d’un test Covid. Le rêve olympique de la Chilienne Fernanda Aguirre et de la Néerlandaise Candy Jacobs s’est stoppé net avant même d’avoir commencé, les dix jours de quarantaine les privant de compétition.

La taekwondoïste chilienne, testée positive au coronavirus à son arrivée à Tokyo, a été la première sportive présente au Japon à devoir renoncer à participer aux Jeux à cause du Covid-19, avait annoncé mardi le Comité olympique chilien (COCH). La Néerlandaise a fait part mercredi de son «accablement». «Mon aventure olympique s’arrête ici. Je me sens en bonne santé et j’ai tout fait pour éviter ce scénario, j’ai pris toutes les précautions. (...) Je vais avoir besoin d’un peu de temps pour digérer ma déception. En route pour Paris-2024», a-t-elle ajouté.

Fernanda Aguirre, qui venait d’Ouzbékistan où elle s’était préparée avec son encadrement technique, «est asymptomatique et en bonne santé, mais ne pourra malheureusement pas concourir car les autorités japonaises imposent une quarantaine de dix jours», a expliqué le COCH dans un communiqué.

La sportive a été transférée dans une résidence sanitaire, de même que son entraîneur, testé négatif mais cas contact. Elle s’est déclarée «détruite et très triste» sur les réseaux sociaux.

Depuis le 1er juillet, d’après un décompte publié mercredi matin, 79 personnes ont été testées positives au coronavirus sur les plus de 20.000 personnes contrôlées (sportifs, encadrement, médias). Parmi ces 79 cas, 8 concernent des sportifs, dont 5 logent au village olympique malgré des mesures sanitaires drastiques, et parfois incompréhensibles.

Même en tentant de désamorcer l’emballement médiatique en affirmant que «la population des JO est la plus surveillée du monde» sur le plan sanitaire, les organisateurs ne peuvent pas éviter les titres anxiogènes de la presse mondiale : «Une bulle percée de partout», «Un cluster dans le village olympique». Les médias sur place ont tellement entendu «anzen anshin na taikai» («des Jeux sûrs et sécurisants», une expression volontairement floue), qu’ils guettaient presque le démenti. Il n’a pas mis longtemps à arriver.

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