Avec Bosz et Sampaoli, l'Olympico s'annonce tout feu tout flamme

Peter Bosz, à gauche, et Jorge Sampaoli, à droite, pourraient rendre le choc entre l'OL et l'OM passionnant. © Panoramic Peter Bosz, à gauche, et Jorge Sampaoli, à droite, pourraient rendre le choc entre l'OL et l'OM passionnant.

Les affrontements entre l'Olympique Lyonnais et l'Olympique de Marseille sont souvent électriques, intenses et de temps en temps complètement fous – tout le monde garde en mémoire l'incroyable 5-5 de novembre 2009. Ce dimanche (20h45), en clôture de la 14e journée de Ligue 1, en clôture de la 14e journée de Ligue 1, l'Olympico s'annonce d'autant plus alléchant que les Gones et les Phocéens sont désormais dirigés par des entraîneurs à l'esprit offensif.

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Des entraîneurs à l'esprit offensif

«J'ai une philosophie de jeu offensive et attractive […] Il est trop tôt pour parler d'un système, je dois d'abord voir l'effectif, mais j'aime le foot offensif avec de bons joueurs, intelligents et avec une bonne technique. C'est possible de jouer offensif, attractif et de gagner des titres.» Dès sa présentation au Groupama Stadium à la fin du mois de mai, Peter Bosz posait les bases de son style de jeu. Une philosophie attrayante qui, en toute logique, a rapidement séduit – du moins sur le papier – grand nombre de supporters de la formation rhodanienne.

Son homologue argentin, Jorge Sampaoli, arrivé sur la Canebière au début du mois de mars, est aussi l'un des plus fervents défenseurs d'un jeu porté vers l'avant, et basé sur des prises de risque. Cette semaine, Valentin Rongier a très bien décrit la volonté de son entraîneur sur l'antenne de l'After Foot, l'émission diffusée sur RMC : «On utilise un système, une philosophie de jeu qui nous expose beaucoup, il y a des choses pas complètement assimilées encore, on peut le voir sur le terrain avec des matchs où ça se ressent un peu plus, mais on prend du plaisir. On essaye de jouer. Parfois un peu trop, mais pour nous tout est positif», a précisé celui qui évolue désormais dans un rôle hybride, alternant entre les fonctions de latéral droit en phase offensive et de milieu de terrain plutôt axial en phase offensive.

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Des principes en commun…

Peter Bosz et Jorge Sampaoli n'adoptent pas les mêmes tactiques, que ce soit en termes de systèmes ou de progressions de jeu. À titre d'exemple, sur les attaques placées, le premier est adepte d'un jeu assez «périphérique» avec plusieurs joueurs sur un même côté lors des sorties de balle et de nombreux dédoublements sur les ailes dans le camp adverse. Il s'inscrit ainsi dans l'école néerlandaise, avec notamment Erik ten Hag, qui réalise un travail remarquable à l'Ajax Amsterdam. Le second préfère suivre les préceptes du jeu de position si cher à Pep Guardiola et n'avoir qu'un seul joueur proche de la ligne de touche afin d'avoir davantage de possibilités de trouver des joueurs entre les lignes et permettre à ses éléments excentrés de pouvoir joueur des un-contre-un.

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Mais si leur manière de faire jouer leur équipe diffère, ils partagent toutefois des principes en commun. L'ex-entraîneur du Bayer Leverkusen comme l'ex-sélectionneur de l'Albiceleste veulent ressortir proprement le ballon de derrière, n'hésitant pas à demander à leurs joueurs de prendre des risques – modérés ou importants – et à impliquer les gardiens de buts. Ils cherchent aussi à multiplier les projections dans le dernier tiers et – surtout – souhaitent à tout prix instaurer un pressing intense, étouffant et très haut à la perte du ballon.

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…et la volonté de faire plaisir aux supporters

S'ils s'emploient à jouer un football offensif, c'est parce qu'ils estiment que c'est le meilleur moyen d'obtenir des résultats positifs sur la durée et donc d'atteindre leurs objectifs. Mais pas seulement. Pour l'un comme pour l'autre, aller de l'avant doit aussi leur permettre de donner du plaisir aux supporters. Dans leurs discours respectifs, l'envie de procurer des émotions aux spectateurs et téléspectateurs est très présente. «On joue pour les supporters et pas pour nous-mêmes», expliquait Peter Bosz lors de sa première déclaration en tant qu'entraîneur de l'Olympique Lyonnais. De son côté, le technicien du club de la Canebière indiquait au cours de sa présentation : «Quoi qu’il en soit le but c'est de redorer le blason du club.»

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L'Olympico de ce dimanche soir s'annonce donc tout feu tout flamme. Si l'on prend le classement comme référentiel, l'Olympique de Marseille (4e, 23 points) part avec une longueur d'avance sur les Gones (7e, 19 points). Cependant les hommes de Jorge Sampaoli ont des difficultés pour gagner leurs matches récemment (trois résultats nuls sur leurs cinq dernières rencontres). Pour sa part, l'OL – qui a mal débuté en championnat avant de se reprendre – sera à coup sûr revanchard après la leçon de football reçue sur la pelouse du Stade Rennais avant la trêve internationale. Le choc paraît ouvert. Le jeu sur la pelouse le sera-t-il également ?

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