RDC: pas de consensus au sein de la plateforme religieuse sur un nom pour la présidence de la Céni

Denis Kadima, directeur exécutif de l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique, et candidat de l’Eglise kimbanguiste, à Kinshasa, le 28 juillet 2021. © Sonia Rolley/RFI Denis Kadima, directeur exécutif de l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique, et candidat de l’Eglise kimbanguiste, à Kinshasa, le 28 juillet 2021.

En RDC, on ne sait toujours pas qui sera le prochain président de la CENI. Les leaders des confessions religieuses du pays devaient se mettre d'accord sur un nom pour présider la Commission électorale nationale indépendante. Un poste clef pour la tenue d'élections libres et transparentes dans le pays. Les huit responsables des confessions religieuses, réunis au siège de la Conférence épiscopale du Congo depuis la matinée, se sont séparé en début de soirée, sans consensus.

Les responsables des églises catholique et protestante demandaient une suspension de séance et des compléments d’informations sur certains candidats. Les six autres confessions religieuses ont quitté en début de soirée le siège de la conférence épiscopale pour se réunir au siège de la commission d’intégrité et médiation électorale (CIME). Il s’agit de l’Église du réveil, des orthodoxes, des musulmans, des kimbanguistes, de l’Armée du salut, des églises indépendantes.

Finalement, après quelques heures de plus, ces responsables sont sortis. Et c’est le patron de l’Église du réveil qui s’est exprimé au nom de tous les autres. Dodo Kamba Balanganayi s’est refusé à donner le nom de leur candidat à la Céni, mais il a assuré qu’un procès-verbal a été établi et serait transmis ce mercredi à l’Assemblée nationale, conformément au calendrier.

Désaccord

Il s’est refusé à parler de conflit avec les églises catholique et protestante. « Nous sommes ensemble », a-t-il assuré tout en insistant sur le fait que la charte qui régit les confessions religieuses a été respectée. Du côté des églises catholique et protestante, on est loin de partager cet avis. L’un des responsables de ces églises assurait ce soir qu’un procès-verbal établi dans ces conditions ne pourrait engager la plateforme des confessions religieuses.

Officiellement, pas de nom, mais dans l’entourage de six confessions religieuses, on assure que le futur président de la CENI s’appelle Denis Kadima. Le candidat auquel la Cenco et l’ECC s’opposaient, estimant qu’il était trop proche du président Félix Tshisekedi.  

► À lire aussi : RDC: pourquoi les confessions religieuses se disent menacées

RDC: pas de consensus au sein de la plateforme religieuse sur un nom pour la présidence de la Céni