Maroc - Etats-Unis - Israël : Blinken, Bourita et Lapid commémorent la Déclaration conjointe

© Fournis par Yabiladi

La commémoration du premier anniversaire de la Déclaration conjointe du 22 décembre 2020, a été marquée par l’invitation adressée par Yaïr Lapid à Nasser Bourita pour se rendre en Israël. Une cérémonie que le Maroc a saisie pour réitérer son appui à la cause palestinienne et appeler à la préservation du statut de la ville d’Al Qods.

Ce mercredi, Antony Blinken, Nasser Bourita et Yaïr Lapid ont commémoré, par visioconférence, le premier anniversaire de la Déclaration conjointe, signée le 22 décembre 2020 à Rabat, entre le Maroc, Israël et les Etats-Unis. Une cérémonie conduite par le chargé d’affaires à l’ambassade américaine à Rabat, David Green.

Le secrétaire au Département d’Etat qui n’était pas présent à la commémoration, a tenu, dans une vidéo, à «féliciter les peuples israélien et marocain pour le premier anniversaire de la normalisation des relations». «Il s’agit d’une grande réalisation» qui «annonce l’entrée dans une nouvelle ère de paix, de stabilité, d’opportunités et d’entente», a-t-il déclaré.

S’adressant aux deux parties, Blinken a énuméré les progrès accomplis en une année, saluant surtout l’ouverture de liaisons aériennes directes et la signature d’accords, dont le dernier acte a été scellé, le 24 novembre à Rabat, par la conclusion d’un protocole d’accord de coopération militaire entre le royaume et Israël. Le chef de la diplomatie des Etats-Unis a également exprimé la détermination de l’administration Biden à «consolider les accords d’Abraham et à les élargir».

Pour rappel, la ministre israélienne de l’Intérieur, Ayelet Shaked avait pointé, en novembre, l’engagement américain à donner un nouvel élan aux accords d’Abraham, conclus en 2020. «Il y a beaucoup de potentiel, mais beaucoup dépend de l'engagement de l'administration [Biden]. En fin de compte, ces pays font la paix, non seulement parce qu'ils ont intérêt à faire la paix avec Israël, mais aussi parce qu'ils ont un intérêt avec les États-Unis (…) Ces pays auront besoin [d'obtenir] des choses des Américains, pas de nous», avait-elle souligné dans une interview accordée à Times Of Israël.

Les précisions du Maroc sur la Palestine et le statut d’Al Qods

De son côté, le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid s’est félicité de la «profonde connexion» entre les deux pays, rappelant au passage les liens séculaires entre le Maroc et la communauté juive. Un atout ayant permis «d’édifier cette forte connexion». Lapid a par ailleurs adressé une invitation à son homologue Nasser Bourita pour effectuer une visite en Israël. Pour mémoire, en août dernier, le chef de la diplomatie israélienne s’était rendu à Rabat et Casablanca pour rencontrer son homologue marocain.

Pour sa part, Nasser Bourita a précisé que «la signature, l'année dernière, de la Déclaration trilatérale conjointe devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a été un déclic pour rapprocher encore plus nos nations». «C'est aussi un déclencheur pour renforcer les liens de longue date qui ont toujours existé entre nos peuples. Nous ne célébrons pas un simple événement diplomatique. Nous célébrons un passé, un présent et un futur partagés. Avec les États-Unis, nous parlons d'une relation aussi ancienne que les États-Unis eux-mêmes. Avec la communauté juive, on parle d'une composante de l'identité marocaine séculaire», a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie a tenu à rappeler la raison d’être de la Déclaration du 22 décembre. «En affirmant la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, ainsi qu'en réactivant la relation avec l'Etat d'Israël, la Déclaration Trilatérale Conjointe porte un très haut message de paix. Nous apprécions hautement la sage décision des États-Unis de reconnaître l'autonomie sous souveraineté marocaine comme une solution politique réaliste et viable sous les auspices de l'ONU au différend régional de longue date», a indiqué le ministre dans son discours, parvenu à notre rédaction.

Dans son allocution, Bourita a souligné que le Maroc «sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, poursuivra ses efforts en faveur d'une paix juste, durable et équitable fondée sur la solution à deux États : l'État d'Israël et un État palestinien indépendant à l'intérieur des frontières du 4 juin1967, tous deux vivant côte à côte dans la paix et la sécurité».

Et de conclure en précisant que le roi Mohammed VI, «en sa qualité de président du Comité d'Al-Quds, appelle à la préservation du caractère unique et sacré d'Al-Quds Acharif, ainsi que de sa signification spirituelle et de sa vocation particulière en tant que ville de paix».

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