Plus d’un millier de PSE initiés depuis le début de la crise sanitaire en France

Un homme télétravaillait à Berlin, en Allemagne, le 19 mars 2020. © FABRIZIO BENSCH Un homme télétravaillait à Berlin, en Allemagne, le 19 mars 2020.

Le télétravail passe au sur-mesure à compter du 9 juin. Pour cette troisième étape du calendrier des réouvertures, le télétravail ne sera plus systématique. Selon le plan national en entreprise, publié hier soir par le ministère du Travail, il appartiendra dès mercredi prochain aux entreprises de déterminer leur protocole adapté. Réclamé par les syndicats, cet assouplissement vise à laisser les salariés qui souffrent d’isolement de retrouver leur lieu d’activité. Le télétravail demeure cependant «la règle». Les employeurs devront alors fixer un nombre minimal de jours de travail à distance par semaine, «pour les activités qui le permettent» précise le protocole. Dans la fonction publique, cette jauge est fixée à trois jours de télétravail par semaine.

Biden va annoncer la distribution de 80 millions de doses de vaccin. Le président des Etats-Unis Joe Biden annoncera peut-être dès ce jeudi un plan pour distribuer aux pays qui en ont le plus besoin, en coordination avec Covax - le groupement international mis en place pour assurer une distribution équitable des vaccins contre le Covid, notamment aux pays à faible revenus -, 80 millions de doses de vaccin contre le Covid-19, a annoncé mercredi soir le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken. «Dans quelques jours, peut-être dès demain, le président (Joe Biden) annoncera avec plus de détails le plan qu’il a élaboré pour distribuer 80 millions de doses de vaccin à travers le monde», a déclaré Blinken lors d’une rencontre à l’ambassade des Etats-Unis à San José, au Costa Rica. «Nous ferons tout en coordination avec Covax, sur des bases scientifiques et en fonction des besoins des pays, sans aucun a priori politique», a également souligné le secrétaire d’Etat américain.

Le cap des 2 milliards de doses de vaccins dans le monde. Six mois après le début des premières campagnes de vaccination de masse en décembre dernier, le seuil des deux milliards de doses de vaccins anti-Covid injectées a été franchi ce jeudi sur 215 territoires. Six doses sur dix ont été administrées dans les trois pays les plus peuplés du monde, la Chine, les Etats-Unis et l’Inde. Au regard de sa population, c’est Israël qui mène la danse, près de six Israéliens sur dix étant déjà complètement vaccinés. Suivent dans le peloton de tête des pays comme le Canada (59 % de la population a reçu au moins une dose), le Royaume-Uni (58,3 %), le Chili (56,6 %) ou les Etats-Unis (51 %). Dans l’UE, ce sont 254,98 millions de doses qui ont été administrées à 39 % de la population européenne. Les pays les plus peuplés gravitent autour de cette moyenne : Allemagne (43,6 %), Italie (40 %), France (39,4 %) et Espagne (39,4 %). Seuls six pays dans le monde ne vaccinent pas encore. Quatre se trouvent en Afrique (Tanzanie, Tchad, Burundi, Erythrée), un en Asie (Corée du Nord) et un dans les Caraïbes (Haïti).

La présidente de Tokyo-2020 sûre «à 100 %» que les JO auront lieu. Les Jeux olympiques, reportés l’an dernier du fait de la pandémie, auront lieu «à 100 %», a assuré la présidente du comité d’organisation Tokyo-2020, Seiko Hashimoto, malgré une opposition persistante du public japonais à 50 jours de l’événement. Dans une interview diffusée par la BBC Sport, Seiko Hashimoto s’est déclarée convaincue que les JO se dérouleront comme prévu, du 23 juillet au 8 août. «Je crois que la possibilité que ces Jeux aient lieu est de 100 %, nous les ferons», a-t-elle dit. Elle a également réaffirmé que ces JO pourraient être les premiers de l’Histoire à se dérouler à huis clos, si l’exclusion des spectateurs locaux est jugée nécessaire pour prévenir des infections. Les organisateurs ont déjà décidé d’interdire tout public venant de l’étranger. «Le plus grand défi sera de savoir comment nous pouvons contrôler et gérer le flux de personnes», a-t-elle déclaré. «Nous sommes totalement prêts grâce à des mesures de prévention des infections», a-t-elle lancé aux sportifs. «Et pour que le Japon se sente en sécurité en vous accueillant, je vous demande, à vous tous les athlètes, d’être responsables de vos actes, de respecter les règles».

Les ministres de la Santé du G7 discutent partage des vaccins. Les ministres de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni sont réunis jeudi et vendredi sur fond d’appels croissants aux pays riches à en faire plus pour faciliter la vaccination anti-Covid des États défavorisés, où les doses n’arrivent qu’au compte-gouttes. «Nous travaillerons pour essayer d’atteindre l’objectif de permettre que le vaccin soit disponible dans le monde entier», a promis le ministre britannique de la Santé Matt Hancock à son arrivée, car «il s’agit d’une pandémie mondiale et personne n’est à l’abri tant que tout le monde ne l’est pas». Les pays du G7 se sont déjà engagés à accroître leur aide au dispositif international Covax. Mais les appels se multiplient pour accélérer le partage.

Un millier de PSE initiés depuis mars 2020. Plus d’un millier de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont été initiés depuis mars 2020 et le début de la crise du Covid-19, selon des données publiées ce jeudi par le ministère du Travail. En cumul, entre le 1er mars 2020 et le 24 mai dernier, 1 041 procédures de PSE ont été initiées avec 112 669 ruptures de contrats de travail envisagées, précise la direction des statistiques (Dares) dans son ultime édition du tableau de bord sur la situation du marché du travail durant la crise sanitaire. Depuis le seul début de l’année, 33 900 ruptures de contrats de travail ont été envisagées dans le cadre de PSE, «soit près de trois fois plus que sur la même période en 2020», indique la Dares. Depuis mars 2020, les ruptures envisagées concernent dans près de la moitié des cas des entreprises de 1 000 salariés ou plus, et dans un cas sur quatre des entreprises de moins de 250 salariés. Le secteur de l’industrie manufacturière concentre 30 % des ruptures, suivi par celui du commerce et de la réparation automobile (18 %), puis par celui du transport et de l’entreposage (14 %). Toujours depuis début mars 2020, environ 8 400 procédures de licenciement collectif pour motif économique (hors PSE) ont été notifiées, ajoute la Dares. Ces procédures concernent dans plus de neuf cas sur dix des licenciements de moins de 10 salariés. Les secteurs les plus concernés sont le commerce et la réparation d’automobile (19 %), l’industrie manufacturière (18 %), la construction (15 %) et l’hébergement-restauration (12 %).

Au Pakistan, une province bloque les salaires de ses fonctionnaires non vaccinés. Les autorités d’une des principales régions pakistanaises ont annoncé ce jeudi que les fonctionnaires provinciaux seraient privés de salaire s’ils refusaient de se faire vacciner contre le Covid-19. «Tout employé du gouvernement qui n’est pas vacciné verra son salaire bloqué à partir du mois de juillet», a tweeté Murad Ali Shah, le chef du gouvernement de la province du Sindh (sud, où se trouve notamment la mégapole de Karachi). Craignant de voir la situation sanitaire catastrophique de l’Inde voisine s’étendre au Pakistan, les autorités de ce pays renforcent les restrictions depuis plusieurs semaines.

En République démocratique du Congo, augmentation «exponentielle» du Covid-19 à Kinshasa. Les cas de Covid-19 ont augmenté fin mai de «façon exponentielle» à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a mis en garde le bureau local de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). «On observe une augmentation exponentielle de la circulation du virus Sars-Cov-2 à Kinshasa, accentuant ainsi une nette détérioration des indicateurs épidémiologiques de la ville province», constate dans son dernier bulletin hebdomadaire l’OMS en RDC. Interrogé par l’AFP, un responsable du ministère de la Santé, s’exprimant sous couvert d’anonymat, tire le même constat : «La troisième vague de Covid-19 est déjà là. Il s’agit des variants indien (Delta) et sud-africain.»

La Haute autorité de santé recommande de vérifier les traces d’une infection passée avant la première injection de vaccin. Une mesure qui permettrait de libérer «plusieurs millions» de doses supplémentaires. Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé hier, sur TF1, qu’il suivrait cet avis. Les centres de vaccination seront équipés en juin en «tests sérologiques rapides pour détecter la présence d’anticorps, et dans ce cas-là, une seule dose suffira», a-t-il dit. L’autorité sanitaire préconise de réaliser cette «sérologie pré-vaccinale» avec un test rapide, appelé TROD : on prélève une goutte de sang au bout du doigt et le résultat, 15 minutes plus tard, indique si l’on est déjà porteur d’anticorps contre le Sars-CoV-2, signe que l’on a déjà été en contact avec le virus. En cas de test positif, le rendez-vous pour la deuxième dose pourra être annulé car «les données scientifiques que nous avons aujourd’hui sont formelles : une dose suffit» pour les personnes déjà infectées par le passé, a expliqué la présidente de la HAS.

Macron contre la vaccination obligatoire «à ce stade». Emmanuel Macron ne souhaite pas rendre obligatoire la vaccination contre le Covid-19 «à ce stade», a-t-il expliqué ce jeudi, estimant que «l’adhésion monte» toute seule. «Est-ce qu’il faut la rendre obligatoire ? A ce stade je ne crois pas», a-t-il dit au cours d’une discussion avec une trentaine de retraités à Martel, au deuxième jour de son déplacement dans le Lot. «Pour les Françaises et les Français quand quelque chose est obligatoire ça déploie des anticorps. Les gens quand on leur laisse la liberté, on les convainc. Si on leur dit “c’est obligatoire”, ils vont dire “ouh la, qu’est-ce qu’il nous fait ?” Donc je crois que l’adhésion monte», a estimé le chef de l’Etat.

Deux milliards de doses de vaccins administrées dans le monde. Plus de deux milliards de doses de vaccins contre le Covid-19 ont été administrées dans le monde, selon un bilan réalisé par l’AFP ce jeudi. Par ailleurs, plusieurs Etats ont décidé d’ouvrir la vaccination aux plus de 12 ans, tandis que les ministres de la Santé du G7 se réunissent pour discuter du partage des doses avec les pays pauvres.

L’Afrique pas prête pour une 3e vague, les livraisons de vaccins quasi à l’arrêt. Touchée par une nouvelle hausse des cas de Covid-19, l’Afrique, où les livraisons de vaccins sont quasi à l’arrêt, n’est pas prête pour affronter une troisième vague de la pandémie, avertit ce jeudi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). «De nombreux hôpitaux et cliniques en Afrique sont loin d’être prêts à affronter une augmentation drastique du nombre de patients gravement malades», met en garde la Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS, ajoutant lors d’une conférence de presse en ligne que «la menace d’une troisième vague est réelle et grandissante». L’Afrique compte officiellement plus de 4,8 millions de cas et 130 000 décès, selon l’OMS, soit 2,9% des cas mondiaux et 3,7% des décès.

Vacciner les ados en pensant à tout le monde, primordial selon la HAS. Un peu pour eux, beaucoup pour les autres : vacciner les ados contre le Covid-19 présente surtout un avantage collectif, limiter au maximum la circulation du virus. C’est ce qu’ont expliqué les spécialistes ce jeudi, au lendemain de l’annonce de cette mesure par Emmanuel Macron. «Maintenant, l’enjeu est d’augmenter la couverture vaccinale, c’est primordial», a souligné la présidente de la Haute autorité de santé (HAS), Dominique Le Guludec, en détaillant les motifs de cette ouverture aux 12-17 ans à partir du 15 juin. «Le rôle des ados dans la transmission du virus existe. Il est plus faible que celui des adultes mais il n’est pas nul», a renchéri la présidente de la commission technique des vaccinations à la HAS, Elisabeth Bouvet, lors d’une vidéo-conférence. «Quand on augmentera la couverture vaccinale des adultes, la transmission aura tendance à se passer plus dans les groupes non vaccinés», a-t-elle poursuivi. «Et en cas de circulation de variants plus transmissibles, si on veut éviter un rebond de l’épidémie à l’automne, il faut qu’il y ait une certaine proportion des ados qui soit vaccinée». Les ados recevront le vaccin de Pfizer/BioNTech, le premier à avoir obtenu, vendredi dernier, le feu vert pour être utilisé dans l’Union européenne chez les 12-15 ans.

Washington confirme le don à l’étranger de 80 millions de doses de vaccins anti-Covid. Washington a annoncé ce jeudi que 75% des 80 millions de doses de vaccins anti-Covid promises par les Etats-Unis à des pays étrangers seraient distribuées via le dispositif de partage Covax. «Au moins les trois-quarts des doses données seront partagées via Covax», a déclaré la Maison blanche. Washington a également détaillé les pays auxquels les premières 25 millions de doses seront données.

A Bahreïn, les vaccinés au Sinopharm incités à prendre un rappel. Le royaume de Bahreïn a exhorté ce jeudi ses habitants à prendre une injection de rappel du vaccin Sinopharm ou à opter pour le vaccin américano-allemand Pfizer. Bien que menant l’une des campagnes de vaccination les plus rapides au monde - avec au choix ces deux vaccins -, le petit pays du Golfe enregistre depuis deux semaines des nombres records de cas et de décès liés au Covid-19. «Nous appelons tout le monde à prendre une injection de rappel, qui a pour rôle de renforcer le système immunitaire en développant des anticorps», a expliqué Jamila al-Salmane, membre du groupe de travail national en charge de la lutte contre le virus. Les habitants ayant reçu deux doses de Sinopharm ont le choix entre prendre une troisième dose du même vaccin ou une première dose du vaccin Pfizer, a-t-elle précisé.

Plus d’un millier de PSE initiés depuis le début de la crise sanitaire en France