Après les incendies, la Turquie frappée par des inondations

Dans une zone inondée à la suite de fortes pluies près de Kastamonu, le 11 août. © - Dans une zone inondée à la suite de fortes pluies près de Kastamonu, le 11 août.

Seulement quelques jours après un épisode d’incendies ravageurs, les autorités turques ont annoncé ce vendredi un lourd bilan sur un nouveau front : au moins 27 personnes sont mortes et une autre portée disparue dans des inondations qui ont touché les régions de Kastamonu, Bartin et Sinop situées sur les bords de la mer Noire, après des pluies torrentielles qui ont eu lieu dans la soirée de mardi à mercredi. «Il s’agit d’une catastrophe que nous n’avions pas vécue depuis cinquante ou cent ans, peut-être. Nous avons enregistré par endroits des records de précipitations», a déclaré, mercredi, le ministre de l’Agriculture et des Forêts, Bekir Pakdemirli.

Phénomène de plus en plus fréquent

La province de Kastamonu a été la plus sévèrement touchée, et notamment la ville de Bozkurt où les courants d’eau ont tout emporté sur leur passage. Le ministre de l’Intérieur qui s’est rendu en Kastamonu a indiqué que «le niveau d’eau était monté jusqu’à 4 mètres de haut» et que plusieurs personnes attendaient d’être secouru sur les toits. Selon les autorités, 1 000 secouristes se trouvent sur place pour aider la population. Près de 5 000 personnes ont été amenées dans des logements étudiants pour y passer la nuit. Les équipes du Croissant rouge turc sont aussi présentes afin de distribuer de la nourriture aux sinistrés.

Ce n’est pas la première fois que le nord de la Turquie est frappé par de tels incidents. Souvent, l’été, les pluies sont parfois très violentes. L’année dernière, cinq personnes avaient trouvé la mort. Ce phénomène risque malheureusement devenir de plus en plus fréquent. Selon les scientifiques, il existe une corrélation entre le changement climatique et les épisodes météorologiques extrêmes de ce type.

Pourtant, la Turquie refuse toujours de ratifier les accords de Paris sur le climat. Ankara considère l’accord comme injuste, car elle est classée dans la catégorie des pays «développés» au lieu de celle des Etats «en développement» qui lui permettrait de recevoir des financements. Le think tank Climate Action Tracker, qui évalue les plans nationaux de diminution des émissions de dioxyde de carbone, juge les efforts de la Turquie pour atteindre les objectifs des accords de Paris comme «largement insuffisants».

Après les incendies, la Turquie frappée par des inondations