Média israélien : El Othmani a évoqué des «crime de guerre» à cause «des pressions»

© Fournis par Yabiladi

La radio de l'armée israélienne a ainsi affirmé que le chef du gouvernement du Maroc subit une «pression croissante», pour expliquer ses récentes déclarations qualifiant de «crimes de guerre» les agressions d’Israël contre les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie.

La radio de l'armée israélienne a commenté, cette semaine, la récente déclaration de Saadeddine El Othmani, qualifiant de «crimes de guerre» la récente agression militaire d’Israël à Al Qods, la bande de Gaza et en Cisjordanie. Le média a expliqué cette réaction par des «pressions» qu’aurait subies le chef du gouvernement marocain.

Ainsi, sur son compte Twitter, la radio israélienne a noté que «la pression publique pour expulser le chef du bureau de liaison israélien à Rabat a poussé le chef du gouvernement marocain Saadeddine El Othmani à attaquer sévèrement Israël». Elle a rappelé, dans ce sens, qu’El Othmani a décrit l'opération de «crime de guerre et violations continues et horribles».

Lors d'un entretien avec Al Jazeera, le chef du gouvernement que le Royaume du Maroc est aligné «aujourd'hui sur le droit palestinien et soutient la fermeté palestinienne». Tout en exprimant sa condamnation des bombardements israéliens de la bande de Gaza et des violations qu'il a qualifiées d' «horribles», il a déclaré que les «massacres continus de civils et les attaques contre la presse» sont des «crimes de guerre qui ont ébranlé la conscience mondiale».

Le chef du gouvernement a appelé, dans ce sens, la communauté internationale à stopper immédiatement ces exactions et se montrer solidaire du peuple palestinien. «Toutes les initiatives marocaines en faveur de la Palestine ont été activées. Hier, le soutien est arrivé en Cisjordanie via la Jordanie, et le soutien atteindra Gaza dans quelques heures», a-t-il insisté.

Manifestations et appels au départ du chef du bureau israélien de liaison à Rabat

En outre, de nombreuses voix se sont élevées au Maroc depuis le début des attaques israéliennes pour exiger l'expulsion du chef du bureau israélien de liaison à Rabat et l’annulation de l'accord de normalisation signé entre le Royaume et Israël en décembre. Mardi dernier, la Confédération démocratique du travail (CDT) a même demandé d'expulser le diplomate israélien du Maroc, et de convoquer le chef du bureau de liaison marocain à Tel Aviv, lors d'une séance à la Chambre des conseillers. 

La manifestation en solidarité avec la Palestine organisée, dimanche 16 mai à Rabat. / Ph. Fadel Senna - AFP

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