Mali : au moins 30 personnes tuées lors d’une attaque dans la région de Mopti

Trente et une personnes ont été tuées et 17 blessées vendredi 3 décembre dans l’attaque d’un véhicule de transport près de Bandiagara, dans la région de Mopti, dans le centre du Mali.

Un soldat des forces armées maliennes à Tin Hama, une commune malienne située dans le cercle d’Ansongo et la région de Gao. Photo d’illustration. © Benoit Tessier/REUTERS Un soldat des forces armées maliennes à Tin Hama, une commune malienne située dans le cercle d’Ansongo et la région de Gao. Photo d’illustration.

« Des bandits armés non identifiés ont attaqué et incendié le camion transportant des forains à mi-chemin entre le village de Songho et la route bitumée, a indiqué samedi un communiqué du gouvernement de transition signé par le ministre Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement. Le bilan établi fait état de 31 morts, 17 blessés. Des renforts sont actuellement déployés dans le secteur et mènent un large ratissage pour traquer les auteurs. »

Dans ce texte également diffusé par la télévision publique, le gouvernement malien assure que « toutes les mesures seront prises pour arrêter et punir les auteurs de cet acte ignoble et tragique ».

Deuil national de trois jours

Auparavant, des responsables locaux avaient annoncé à l’AFP qu’au moins 30 personnes ont perdu la vie dans cette attaque. « Au moins 30 civils maliens ont été tués par des terroristes près de Bandiagara vendredi. Les civils étaient dans un véhicule de transport. Les passagers ont été mitraillés et le véhicule a été brûlé. L’État a envoyé des forces de sécurité sur place », ont déclaré à l’AFP des autorités locales de Mopti sous couvert d’anonymat.

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Un élu de la localité de Bandiagara a précisé qu’il y a « des enfants et des femmes » parmi les victimes, faisant également état de « disparus », sans donner davantage de précisions. Selon lui, les terroristes étaient au nombre de 30, certains étaient à moto.

« Attaque lâche »

Le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a décrété un deuil national de trois jours à compter de dimanche. À cette occasion, les drapeaux seront mis en berne sur tous les bâtiments et édifices publics.

L’attaque n’a été revendiquée par aucun des nombreux groupes armés qui sévissent dans le pays.

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L’Association pour le développement de Bandiagara (ADB) a condamné « une attaque lâche et criminelle » et demandé aux autorités de prendre toutes les dispositions nécessaires pour protéger les populations et leurs biens.

Avec AFP

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