Soudan: un ancien responsable du régime el-Béchir souhaite être transféré devant la CPI

Ahmed Harun, cet ancien responsable soudanais, a exprimé son souhait d'être transféré devant la CPI. (image d'illustration) © AFP PHOTO/ASHRAF SHAZLY Ahmed Harun, cet ancien responsable soudanais, a exprimé son souhait d'être transféré devant la CPI. (image d'illustration)

A Khartoum, un ancien responsable du régime el-Béchir jugé au Soudan pour des crimes de guerre au Darfour a annoncé qu'il préférait être jugé devant la CPI, la Cour pénale internationale et non pas dans son pays. Ahmed Haroun est également réclamé par la CPI, depuis 2007, pour les mêmes faits. Haroun a occupé plusieurs fonctions auprès d'el-Béchir, il était chef du parti au pouvoir, le Congrès national, ministre d'Etat au ministère de l'Intérieur et coordinateur général de la police populaire, une sorte de milice qui dépend du ministère de l'Intérieur.

C'est dans un communiqué largement partagé sur les réseaux sociaux depuis mardi, qu'Ahmed Haroun, cet ancien responsable soudanais, a exprimé son souhait d'être transféré devant la CPI.

Cette annonce intervient, après son refus de coopérer avec la commission chargée d'établir la vérité sur les crimes au Darfour, lors d'une nouvelle comparution en début de semaine.

Ahmed Haroun accuse les autorités locales de le maintenir en détention « en violation de la loi » ajoutant avoir été « privé » du droit de contester son arrestation. Une autorité « avec une pratique de la loi aussi épouvantable », affirme-t-il, qu'elle ne sera « pas capable ou ne voudra pas rendre justice », a-t-il écrit. C'est pour ces raisons, et pour d'autres explique-t-il, que « j'annonce avec confiance préférer que mon dossier soit renvoyé devant la CPI ».

Dans le mandat d'arrêt émis contre lui par la Cour pénale internationale en 2007, figurent 42 chefs d'accusations dont : meurtre, viol, torture, persécution et pillage...

D'autres responsables soudanais sont aussi réclamés par la CPI, avec à leur tête le président déchu Omar el-Béchir détenu et jugé à Khartoum. L'année dernière, Ali Kosheib, chef des milices Janjawid, impliqué lui aussi dans des atrocités au Darfour s'est livré à la Cour pénale Internationale.

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