Sommet France-G5 Sahel: la France précise la réorganisation de son dispositif militaire au Sahel

Le président français Emmanuel Macron (d) et le président nigérien Mohamed Bazoum (g) au palais présidentiel de l'Élysée à Paris le 9 juillet 2021, lors du sommet avec les dirigeants des pays du G5 Sahel, après la décision de la France le mois dernier de réduire les troupes antiterroristes françaises en Afrique de l'Ouest. © AFP - STEPHANE DE SAKUTIN Le président français Emmanuel Macron (d) et le président nigérien Mohamed Bazoum (g) au palais présidentiel de l'Élysée à Paris le 9 juillet 2021, lors du sommet avec les dirigeants des pays du G5 Sahel, après la décision de la France le mois dernier de réduire les troupes antiterroristes françaises en Afrique de l'Ouest.

On en sait davantage sur la réorganisation du dispositif militaire français au Sahel. Les pays du G5 -Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie et Tchad- se sont réunis vendredi 9 juillet en visioconférence. Le président français Emmanuel Macron a participé à la deuxième séquence de ce sommet. Un mois après avoir annoncé la fin progressive de l’opération Barkhane, il a présenté les contours du nouveau dispositif militaire français dans la région. Avec deux missions : poursuivre la lutte anti-terroriste contre Aqmi et le groupe État islamique et accompagner la « montée en puissance » des armées nationales des pays du G5 Sahel.

La reconfiguration du dispositif français au Sahel commencera « dans les prochaines semaines. » Les bases de Kidal, Tessalit et Tombouctou, dans le nord du Mali, seront fermées d’ici à la fin de l’année. L’idée étant de poursuivre le « recentrage » de l’action militaire française dans la zone des Trois frontières, Mali-Burkina-Niger. À terme, il n’y aura plus que « 2 500 à 3 000 » soldats français dans la région, contre un peu plus de 5 000 actuellement pour la force Barkhane, c’est presque moitié moins. 

Emmanuel Macron annonce un « partenariat étendu » avec Takuba, le dispositif européen de forces spéciales, dont la France restera la « nation cadre, » avec un poste de commandement basé à Niamey. La force Sabre - les Forces spéciales françaises basées à Ouagadougou - reste en place. 

Les opérations conjointes avec les armées nationales des pays du G5 se poursuivront, Emmanuel Macron promet d’accélérer leur « montée en puissance » avec de la formation ou des équipements.

Le président du Niger Mohamed Bazoum a déclaré être « d’accord » avec cette « rationalisation », dans la mesure où les moyens français aériens ou encore de renseignements restaient inclus dans le nouveau dispositif. 

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