Au moins quatre soldats maliens tués près de la frontière mauritanienne

Des soldats maliens patrouillent près de la rivière Djenne, dans le centre du Mali, le 28 février 2020. © Michele Cattani, AFP Des soldats maliens patrouillent près de la rivière Djenne, dans le centre du Mali, le 28 février 2020.

Au moins quatre soldats maliens ont été tués, dimanche, lors d'une attaque menée par un groupe armé dans le nord-ouest du pays, à proximité de la frontière mauritanienne.

L'armée malienne a annoncé la mort de quatre de ses soldats, dimanche 4 juillet, dans une attaque menée par un "groupe armé terroriste" contre leur convoi dans le nord-ouest du pays, près de la frontière mauritanienne.

Une mission administrative FAMa en partance pour Léré (dans la région de Tombouctou) a été attaquée aux environs de 10H35 (GMT et locales), par un groupe armé terroriste non encore identifié", a indiqué l'armée sur les réseaux sociaux.

Le terme "terroriste" fait communément référence aux jihadistes.

"Ladite mission a vigoureusement riposté à cette attaque", a ajouté l'armée, en évoquant un "bilan provisoire de quatre morts côté FAMa".

Depuis 2012 et le déclenchement de rébellions indépendantiste et jihadiste dans le nord, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, malgré le soutien de la communauté internationale et l'intervention de forces de l'ONU, africaines et françaises.

Les indépendantistes ont signé un accord de paix en 2015. Mais le Mali reste en proie aux agissements des groupes liés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique (EI), aux violences intercommunautaires et aux trafics en tous genres. Les violences se sont propagées au Burkina et au Niger voisins.

Reprise des opérations conjointes avec la France

La France a annoncé vendredi qu'elle allait reprendre ses opérations conjointes avec les forces armées maliennes, après avoir suspendu sa coopération bilatérale à la suite d'un second coup d'Etat au Mali en mai.

Le président français Emmanuel Macron a par ailleurs récemment annoncé un prochain désengagement progressif de la France au Sahel.

La ministre des Armées, Florence Parly, a toutefois assuré vendredi que cette "transformation" ne "signifie pas le départ du Sahel", ni que la France allait "ralentir (ses) opérations de contre-terrorisme" dans la région.

Paris n'a pas encore dévoilé les détails de cette nouvelle configuration, mais la force antijihadiste française Barkhane (5.100 hommes actuellement) va disparaître au profit d'un dispositif resserré, focalisé sur la lutte antiterroriste et l'accompagnement au combat des armées locales.

La France compte aussi beaucoup sur la montée en puissance du groupement de forces spéciales européennes Takuba, créé à l'initiative de Paris pour accompagner les unités maliennes au combat.

Takuba rassemble aujourd'hui au Mali 600 hommes: la moitié sont des Français, les autres des Estoniens, des Tchèques, des Suédois et des Italiens. La Roumanie s'est également engagée à y participer.

Avec AFP

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