“J’avais mal, je hurlais” : Zahia Dehar assure avoir été “violée et harcelée” par son compagnon

“J’avais mal, je hurlais” : Zahia Dehar assure avoir été “violée et harcelée” par son compagnon © Veeren -Christophe Clovis / Bestimage “J’avais mal, je hurlais” : Zahia Dehar assure avoir été “violée et harcelée” par son compagnon

Dans un live Instagram, ce vendredi 18 février, Zahia Dehar a brisé le silence. Face à la caméra, les larmes aux yeux, l'ancienne escort dévoile les violences qu'elle a subies de la part de son compagnon.

C'est avec beaucoup d'émotions que Zahia Dehar a pris la parole sur son compte Instagram, en début de soirée, ce vendredi 18 février. Sur le réseau social, l'ancienne escort, désormais mannequin, créatrice de lingerie et actrice, raconte les sévices infligés par son compagnon. "Il trouvait toujours quelque chose pour me faire replonger. Dès que je sortais la tête de la dépression, il m'y replongeait", c'est par ces mots que la jeune femme de 29 ans commence son terrible récit avant de poursuivre : "La personne que j’étais s’est perdue. J’ai fait une croix sur ma vie privée. Peut-être que je n’ai pas reçu de coups visibles, mais mon état psychologique est bien réel (...) il m’a détruite."

Au cours de sa prise de parole, Zahia Dehar raconte également avoir été violée à de multiples reprises. Celui qu'elle décrit comme addict au sexe la forçait à avoir des relations sexuelles trois fois par jour, malgré la douleur : "J’avais mal, je hurlais, je lui disais ‘non là ça me fait trop mal je ne peux pas’ il me forçait. (...) Il me disait ‘si tu ne me satisfais pas je vais aller voir ailleurs’ et après ce chantage, il me violait." Émus par son histoire, ses abonnés lui ont alors suggéré de porter plainte.

Zahia Dehar : "Je n’ai pas honte, je n’arrêterai pas"

Victime de violences conjugales, Zahia Dehar, qui révélait à l'été 2019 avoir choisi d’avancer pour ne pas "se suicider", est sortie du silence pour témoigner de son enfer, mais aussi pour sensibiliser sur ce fléau encore trop peu évoqué. "Je n’ai pas honte, je n’arrêterai pas. À tous ceux qui me diront que je suis ridicule, que je détruis mon image, je m’en fiche. Je vais tellement mal que j’ai envie de le partager avec le monde entier. Je vais vous tenir au courant de toutes les étapes", affirme la jeune femme qui s'apprête à pousser les portes d'un commissariat pour dénoncer les agissements de celui qui est derrière ces sévices.