Démission du vice-président de l'Assemblée de RDC: l'UDPS un peu plus divisée

Jean-Marc Kabund lors d'une conférence de presse à la résidence d'Etienne Tshisekedi, à Limete, commune de Kinshasa, le 28 mars 2017. © REUTERS/Robert Carrubba Jean-Marc Kabund lors d'une conférence de presse à la résidence d'Etienne Tshisekedi, à Limete, commune de Kinshasa, le 28 mars 2017.

La tension était vive ce samedi aux alentours du siège de l’UDPS et de la résidence de Jean-Marc Kabund, président intérimaire du parti présidentiel. La police était obligée d’intervenir pour rétablir l’ordre et éviter que la situation dégénère. Cette situation est peut-être aussi révélatrice d’une crise plus profonde qui couve depuis plusieurs mois au sein de la famille politique de Félix Tshisekedi.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Deux camps semblent se former, entre les militants qui attendent la confirmation de la démission du premier vice-président de l’Assemblée nationale et d’autres qui le supplient de ne pas aller au bout sa démarche.

Jean-Marc Kabund est apparu détendu devant les militants. Il en a profité pour adresser quelques piques aux militants qui réclamaient son départ. « Leur joie est de courte de durée », a-t-il dit.

Parmi les cadres du parti et dans l’entourage de Félix Tshisekedi, personne ne commente publiquement ces évènements. Mais sous cape, certains se lâchent. Il s’agit, disent-ils, de la manifestation d’une accumulation de tensions dans l’entourage du chef de l’État. Et quelques conseillers reprochent à Jean-Marc Kabund son attitude jugée arrogante. « Il se croit tout permis. Il pense qu’il est vice-président de la République. Il ne respecte ni le président ni sa famille », confie un membre du cabinet de Félix Tshisekedi.

Ces évènements arrivent également dans un contexte marqué par des tensions au sein du parti. Deux camps se sont formés depuis 2019. L’un d’eux ne reconnait pas le leadership de Jean-Marc Kabund. 

Aujourd’hui encore, certains cadres reprochent à l’actuel directoire de ne pas préparer suffisamment les échéances électorales de 2023.

Selon ses proches, la situation embarrasse le chef de l’État, qui espère une réélection et attend beaucoup des dirigeants de son parti l’UDPS.

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