Westbrook dans l'histoire, les Spurs font une bonne affaire

© Panoramic

Record battu mais défaite pour Westbrook

Battu d'un rien avec les Wizards à Atlanta (125-124), «RussWest» a manqué le panier de la gagne au buzzer, qui aurait pu maintenir son équipe à la 9e place à l'Est. Mais sa performance individuelle (28 pts, 21 passes, 13 rbds), qui constitue le 182e triple-double de sa carrière, a de quoi le rendre fier, puisqu'il a fait tomber la marque, vieille de 47 ans et présumée indépassable, de Robertson.

Ce dernier, âgé de 82 ans, a d'ailleurs été le chef de file de toute la NBA à le féliciter par le biais de messages enregistrés, diffusés sur NBA TV. Se sont succédé dans la dithyrambe le patron de la ligue Adam Silver, les stars d'hier Magic Johnson et Patrick Ewing, celles d'aujourd'hui LeBron James, Nikola Jokic, Luka Doncic... «C'est juste une bénédiction. Vous vous investissez tellement dans le jeu. Juste pour être mentionné avec des gars comme Oscar, Magic, Jason Kidd... C'est juste quelque chose dont je n'aurais jamais rêvé», a-t-il réagi après-coup. «Normalement, je n'aime pas me couvrir d'éloges, mais ce soir, je le ferai.»

En l'absence de Bradley Beal, Westbrook a été encore plus au four et au moulin que d'habitude. C'est lui qui a entretenu l'espoir d'une victoire à l'arraché, en sonnant la révolte dans le 4e quart-temps malgré 17 points de retard. Il s'en est finalement fallu de peu, mais Atlanta, 5e à l'Est et bien parti pour valider directement son ticket pour les play-offs, n'a pas volé sa victoire, porté par Trae Young, lui aussi auteur d'une belle performance (36 pts, 9 passes), bien aidé par Jason Collins (28 pts, 8 rbds) et Bogdan Bogdanovic (25 pts).

Conservant un confortable matelas sur Chicago (11e), Washington glisse au 10e rang, le dernier synonyme de barrages, car dans le même temps Indiana (9e) s'est imposé à Cleveland (111-102). Ce qui élimine Toronto (12e) de la course. Prépondérant, le pivot lituanien Domantas Sabonis a frôlé le triple-double (21 pts, 20 rbds, 9 passes, 4 contres) et le rookie Kelan Martin, auteur de 25 points en sortie de banc, a été le "facteur X" des Pacers.

Les Spurs éperonnent les Bucks

San Antonio (10e à l'Ouest) s'est quasiment assuré de disputer les barrages après sa large victoire aux dépens de Milwaukee (146-125), conjuguée avec le revers de son poursuivant, La Nouvelle-Orléans, à Memphis (115-110). Face aux Bucks (3e à l'Est) qui ont laissé leurs velléités défensives au vestiaire, les Spurs se sont régalés en attaque, shootant à presque 60% de réussite, avec notamment un 17/29 derrière l'arc. Leurs 87 points inscrits en première période a constitué un record de franchise. Giannis Antetokounmpo (28 pts, 4 passes) et Khris Middleton (23 pts, 7 rbds) ont pourtant été solides.

A quatre matches de la fin de la saison, San Antonio compte 2,5 victoires de mieux que les Pelicans, battus chez des Grizzlies (9e) certains de finir barragistes. Tout comme Golden State (8e), après sa victoire contre Utah (119-116). Si le remplaçant Jordan Poole (20 pts) a inscrit, à la Stephen Curry, un panier de la ligne médiane au buzzer du 3e quart-temps pour donner 14 points d'avance aux Warriors, c'est bien le double MVP (2015, 2016) qui a présidé à leur succès (36 pts, 6 passes). Son panier à longue distance à 13 secondes du terme a redonné l'avantage aux siens (117-116), alors que Utah venait de faire une remontée fantastique dans le sillage d'un intenable Jordan Clarkson (41 pts). Ses deux lancers francs, inscrits huit secondes plus tard, ont scellé le sort du match. Le Jazz de Rudy Gobert (10 pts, 16 rbds), qui restait sur cinq victoires, demeure leader à l'Ouest, où Portland (6e) entrevoit les play-offs après avoir battu Houston (140-129). Si les Lakers (7e), champions en titre, ne battent pas New York mardi, ils joueront les barrages.

Westbrook dans l'histoire, les Spurs font une bonne affaire