Belgique : Le retrait de la reconnaissance de l'Exécutif musulman enclenché

© Fournis par Yabiladi

Le ministre belge de la Justice, Vincent Van Quickenborne a annoncé, ce vendredi, sa décision d’entamer la procédure de retrait de reconnaissance de l’Exécutif des musulmans de Belgique (EMB). Sur les ondes de De Ochtend (VRT-radio), le ministre fédéral a expliqué que cet organe, représentant officiel de la communauté musulmane dans le pays, «ne peut plus être un partenaire de discussion».

«Il lui est notamment reproché son manque de transparence ainsi que sa perméabilité aux influences de pouvoirs étrangers, turcs et marocains essentiellement», rappelle l’agence Belga, citant un rapport de la Sûreté de l’État qui avait en outre relié il y a quelques mois son président Mehmet Ütsün à l’extrémisme.

Pour le ministre de la Justice, la coupe est à présent pleine, raison pour laquelle il a décidé d’entamer la procédure de retrait de reconnaissance officielle de l’Exécutif, ce qui conduira aussi à la fin de sa subsidiation par l’État. «L’organisation n’est pas représentative de tous les musulmans de notre pays. On y voit une vieille génération qui a perdu tout contact avec les jeunes musulmans. C’est néfaste pour l’islam moderne», a encore expliqué Vincent Van Quickenborne.

Le ministre souligne toutefois que les entités fédérées peuvent toujours reconnaître des mosquées sur base individuelle. L’agence Belga précise que l’EMB, qui perçoit à ce titre quelque 600 000 euros de subsides par an, aura un droit de réplique dans le cadre de cette procédure de retrait.

En décembre 2020, les autorités belges avaient suspendu le processus de reconnaissance de la Grande mosquée de Bruxelles, évoquant des soupçons d’espionnage pour le compte du Maroc, ce que l’EMB avait fermement rejeté. S’en est suivie une polémique sur la mauvaise gestion au sein de l’instance et plusieurs enquêtes commandées par le ministre belge de la Justice visant l’instance.

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