Crise ukrainienne: Vladimir Poutine choisit la surenchère

Le président russe Vladimir Poutine (ici mardi 15 janvier à Moscou) a tenu une conférence de presse improvisée, ce mardi 22 février. © AP - Sergey Guneev Le président russe Vladimir Poutine (ici mardi 15 janvier à Moscou) a tenu une conférence de presse improvisée, ce mardi 22 février.

Au lendemain de la reconnaissance de l'indépendance des territoires séparatistes de Donetsk et de Lougansk, le président russe brandit la menace d'une guerre de grande ampleur.

Une nouvelle étape dans l'escalade. Après avoir demandé à son armée de « maintenir la paix » dans les territoires sécessionnistes de Donetsk et de Lougansk dont il a reconnu l'indépendance, Vladimir Poutine a obtenu ce mardi soir de la Chambre haute du Parlement l'autorisation d'un déploiement militaire en soutien aux séparatistes. L'Otan dit désormais s'attendre à une « attaque massive ».

Mais le maître du Kremlin a laissé planer le doute sur le calendrier de l'envoi de forces armées, et réclame une « démilitarisation » de l'Ukraine, qui ferait « mieux » de renoncer à son ambition de rejoindre l'Otan pour choisir la « neutralité ». « Je n'ai pas dit que nos soldats vont y aller là, maintenant (...) Cela dépendra, comme on dit, de la situation sur le terrain », a-t-il fait savoir. Juste après, la diplomatie russe a annoncé l'évacuation prochaine de ses diplomates d'Ukraine.

Poutine précise ses objectifs

Tout en entretenant le suspense, le maître du Kremlin a affirmé que les accords de Minsk, servant de base pour un règlement du conflit dans l'Est de l'Ukraine, « n'existaient plus ». Ces accords, signés en 2015 par la Russie et l'Ukraine sous médiation franco-allemande, visent à un retour sous souveraineté ukrainienne des zones tenues par les séparatistes dans les régions de Donetsk et Lougansk, en échange d'une autonomie. La reconnaissance de leur indépendance rend les accords caducs du point de vue russe.


Vidéo: «Toute mon enfance, j'ai entendu la guerre»: les jeunes de Donetsk pris au piège du conflit entre l'Ukraine et les séparatistes pro-russes (Le Figaro)

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