“La situation n’est pas très bonne” : Catherine Hill jette un pavé dans la mare

“La situation n’est pas très bonne” : Catherine Hill jette un pavé dans la mare © capture d'écran “La situation n’est pas très bonne” : Catherine Hill jette un pavé dans la mare

Invitée de BFMTV ce vendredi 28 janvier, Catherine Hill pousse un cri d'alerte. Hostile à l'allègement des restrictions sanitaires, l'épidémiologiste est formelle : "La situation n'est pas très bonne".

"La situation n'est pas très bonne". Alors qu'un allègement progressif des restrictions sanitaires doit être étalé au cours de la première quinzaine de janvier, Catherine Hill alerte le gouvernement. Invitée de BFM Story, ce vendredi 28 janvier 2022, l'épidémiologiste de 75 ans se montre hostile au variant Omicron : "Aux dernières nouvelles, il y a toujours plus de gens qui arrivent à l'hôpital donc c'est quand même pas bon", a-t-elle fait remarquer. "On a dépassé la vague d'avant, le pic c'était 905 par jour arrivants, là nous en sommes à 2822".

Toutefois, la spécialiste constate la décrue des hospitalisations en réanimation, "mais rien ne garantit que cette tendance va se prolonger", avait-elle assuré au Nouvel Obs, le 21 janvier. Alléger les restrictions est trop imprudent pour Catherine Hill qui pointe du doigt, les conséquences que pourrait avoir le variant : "La décision de lever certaines restrictions est une décision politique, qui ne repose pas sur une analyse rigoureuse des données épidémiques".

Catherine Hill opposée aux mesures de Jean Castex

Selon l'épidémiologiste, contrôler l'épidémie par le biais de "campagnes de tests plus efficaces à l'école et en entreprise", serait une meilleure solution. Cash, Catherine Hill juge le calendrier d'allègement des restrictions sanitaires trop "imprudent". "Cela relève d'un optimisme que j'ai du mal à partager. Il y a tous les jours plus de gens qui arrivent à l'hôpital. Et, même s'il est vrai que les entrées en réanimation ont commencé à diminuer - 290 en moyenne chaque jour sur les sept derniers jours - c'est beaucoup, surtout quand on voit qu'il y a davantage de patients plus jeunes", avait-elle assuré dans Le Parisien, au lendemain des annonces de Jean Castex.