Robert Pirès : l'ancien joueur pointe les mauvaises fréquentations et les difficultés liées à sa richesse

Robert Pirès : l'ancien joueur pointe les mauvaises fréquentations et les difficultés liées à sa richesse © BESTIMAGE Robert Pirès : l'ancien joueur pointe les mauvaises fréquentations et les difficultés liées à sa richesse

"More money, more problems." Cette phrase, tirée d'une chanson de Notorious B.I.G., Robert Pirès y souscrit totalement. Durant sa carrière de footballeur, l'ancien milieu de terrain a dû jongler entre un entourage compliqué et des tentations douteuses.

Qu'est-ce que c'est difficile, d'être riche. C'est compliqué parce qu'il faut savoir choisir ce qu'on achète alors qu'on n'est pas vraiment obligés, puisqu'on a les moyens de tout s'offrir. Et puis, l'argent, ça complique les relations humaines, entre les profiteurs et les soudoyeurs. La richesse est une difficulté qui tombe sur la tête de quelques malheureux. "Quand j’ai commencé à gagner plus que mes parents en une vie, j’ai eu honte. J’ai acheté une maison à ma mère, un appart beaucoup trop grand à Paris. J’avais tendance à dilapider", avouait Dany Boon, dans une interview en 2019.

Robert Pirès a eu le même problème. Au fil d'une carrière à la progression sportive linéaire (Metz, Marseille, Arsenal), le milieu gauche, champion du monde en 1998 avec les Bleus, a encaissé de gros chèques. En 2014, alors en fin de carrière, Robert Pirès signe dans un club en Inde, dans un championnat qui a l'ambition de réunir plusieurs anciennes gloires. Pour le convaincre, un pont d'or est offert au joueur : 594 000 euros pour la durée de la compétition. Une belle somme presque acceptée à contre-coeur, car comme l'avoue l'ancien Messin : "More money, more problems" ("Plus d'argent, plus de problèmes", NDLR).

"Il y a de la malice, en face"

Cette phrase est tirée d'une chanson de Notorious B.I.G., que Robert Pirès avait pour habitude d'écouter dans son casque, avant les matchs. "C'est la vérité, assure-t-il ce mercredi 9 juin sur les ondes de France Inter. L'entourage... Toujours. Les impôts, encore, ça fait partie du jeu, mais l'entourage devient hyper exigeant, et ça devient compliqué. Parfois, on arrive à le gérer, parfois on n'y arrive pas du tout parce qu'on reste avec cet entourage néfaste."

Aux footballeurs actuels, et aux fortunés du moment, Robert Pirès donne un conseil : "Il faut s'en débarrasser, de cet entourage, tranquillement". Nagui, présentateur de la Bande originale mais aussi meilleur ami de Didier Deschamps, connaît le milieu. "Quand un joueur a une forte notoriété, il attire des gens autour de lui, qui se prétendent des conseillers fiscaux ou que sais-je, soit le gars qui a un 'bon plan'", souligne-t-il. Et souvent, le joueur se fait berner. "Tu plonges et t'achètes, avoue Robert Pirès. T'as de l'argent, tu veux faire plaisir, donc tu le fais, parce que même s'il y a de la malice en face de toi, toi tu ne le savais pas." Dur dur d'être très très riche.

Robert Pirès : l'ancien joueur pointe les mauvaises fréquentations et les difficultés liées à sa richesse