Granit Xhaka plante le décor avant France-Suisse: «On veut punir leur faiblesse»

Granit Xhaka : «Il faut montrer qu'on sait jouer au foot.» © VALENTYN OGIRENKO / REUTERS Granit Xhaka : «Il faut montrer qu'on sait jouer au foot.»

Envoyé spécial à Bucarest

Les conférences de presse d'avant-match sont souvent synonymes d'ennui et de discours convenus. Alors quand un joueur se présente avec des propos qui sortent un peu des clous habituels, il suffit de tendre l'oreille et d'apprécier un moment suspendu. Sans forcément ruer dans les brancards et tirer à boulets rouges sur son futur adversaire, à savoir l'équipe de France, Granit Xhaka n'a pas pour autant manié la langue de bois dimanche dans les coursives de l'Arena Nationala de Bucarest. Pour le plus grand plaisir de journalistes contraints d'enchaîner des visioconférences sans saveur depuis le début de l'Euro.

«On connaît les points forts et points faibles de l'équipe de France, avance le capitaine de la Nati. On veut punir leur faiblesse. Demain (lundi) sera un match pour l'histoire en Suisse, l'enjeu est très grand. On n'a pas peur des Bleus. » Et le milieu de terrain d'Arsenal de poursuivre : «Il faut faire attention à ces Français car ce sont des joueurs de classe mondiale. Il ne faut pas attaquer sans raison, bien rentrer dans les uns contre uns et surtout on ne veut pas entrer sur le terrain peureux, il faut montrer qu'on sait jouer au foot. »

À 28 ans, l'ancien milieu de terrain passé par le FC Bâle et le Borussia Mönchengladbach, en Angleterre depuis 2016 croit fermement à un exploit de la Nati, qui n'a jamais battu les Bleus lors d'un match de compétition internationale. Troisième de son groupe, derrière l'Italie et le pays de Galles, la Suisse aborde les 8es de finale bardée d'ambitions. Presque décomplexée, l'objectif étant déjà rempli. «Si on veut gagner ce tournoi, il faut battre n'importe quelle équipe, avance le capitaine. Il faut aller jusqu'à nos limites. Cette équipe est prête à écrire l'histoire même si les Français sont favoris.»

Granit Xhaka plante le décor avant France-Suisse: «On veut punir leur faiblesse»