Le vote du changement

C’est demain mercredi que l’électorat marocain ira aux urnes dans les divers bureaux de vote pour accomplir son devoir citoyen et choisir son candidat de prédilection. Après un peu moins d’une quinzaine de jours, jour pour jour, la campagne électorale fut menée en trompe pour couvrir tous les recoins du royaume. L’heure de la vérité sonnera et le verdict tombera, ce jour-là pour les partis en lice, espérant que seront nombreux ceux et celles qui se rendront aux lieux du

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C’est demain mercredi que l’électorat marocain ira aux urnes dans les divers bureaux de vote pour accomplir son devoir citoyen et choisir son candidat de prédilection. Après un peu moins d’une quinzaine de jours, jour pour jour, la campagne électorale fut menée en trompe pour couvrir tous les recoins du royaume. L’heure de la vérité sonnera et le verdict tombera, ce jour-là pour les partis en lice, espérant que seront nombreux ceux et celles qui se rendront aux lieux du scrutin. En dépit de toutes les contraintes et les désaffections dont se plaint une dizaine de millions qui se dérobent face à l’opération, l’abstention n’a jamais été la solution idéale. Bien au contraire, le boycott ne fait qu’empirer davantage cette grisaille qui s’empare de la majeure partie des inscrits dans les listes électorales. Il faut bien dire que les électeurs se composent généralement de trois entités distinctes.

La première n’est autre que celle « exorcisée » par le discours cultuel instrumentalisé à de fins politiciennes. La seconde, émanant des franges déshéritées est souvent tombée dans le filet de ce qu’on peut appeler « le mercantilisme de voix ». La dernière est justement celle qui a perdu toute confiance en les institutions, mais a du mal à saisir que leur position empreinte de négativisme, profite ipso facto aux précédentes catégories. Le comble c’est que celle-ci constitue la majeure partie de l’ensemble de l’électorat, parmi les les plus probes puisqu’ils ne sont tentés ni par l’argent sale ni aliénés par les « facéties » de l’Islam politique. Mais, ils croient bien faire, en boudant le vote, tout en sachant qu’ils représentent une réelle force de changement et qu’ils sont capables de renverser tous les calculs en faveur des progressistes du pays, s’ils se décident de prendre part au jeu démocratique. C’est demain donc que se décidera l’avenir de la Nation, à l’aune des grands défis qui l’attendent, au moment où d’énormes travaux sont amorcés dans moult domaines au point d’ériger le pays au faîte de l’émergence.

Toutes ces performances réalisées dans les effets cruciaux de la pandémie, grâce à l’unisson et la stabilité qui ont toujours marqué la Nation, sous la clairvoyance illuminée de la Monarchie, ont besoin d’un gouvernement, d’un parlement, de partis et d’institutions forts, inventifs et civiques qui puissent être en mesure de défaire tous ces griefs. La grande sortie vers un tel scénario réside en la main de ces «mécontents muets» qui éprouvent du dégoût qu’on pourrait certes, comprendre, mais qui laissent encore une fois, la voie libre aux fossoyeurs de la démocratie et aux faussaires de la carte politique dans notre pays, car de toutes les façons, il y aurait qu’on le veuille ou non, les bonnets des élections qui occuperont, en grand nombre, les sièges de ces institutions dont les décisions continueront à maintenir les mesures impopulaires, paupérisantes et libérales. Alors, il vaudra mieux, malgré ces déficits, se donner la peine d’aller voter massivement pour barrer la route des barons et appuyer les forces nationales et démocratiques en vue d’assurer le changement institutionnel escompté.

Le vote du changement