Élections régionales à Madrid: la campagne s'achève dans un climat d'affrontement

Des partisans de la candidate du Parti populaire (PP) Isabel Diaz Ayuso, au meeting de clôture de la campagne électorale à Madrid, le 2 mai 2021. © REUTERS - SUSANA VERA Des partisans de la candidate du Parti populaire (PP) Isabel Diaz Ayuso, au meeting de clôture de la campagne électorale à Madrid, le 2 mai 2021.

C’est un climat hostile et très polarisé qui marque et caractérise la campagne électorale des élections législatives de la région de Madrid qui aura lieu le 4 mai. La présidente conservatrice Isabel Diaz Ayuso est donnée favorite pour renouveler son mandat. Mais étant donné le climat d’affrontement, rien n’est moins sûr, tant l’extrême droite accapare toute l’attention médiatique.

Avec notre correspondant à Madrid,  François Musseau

Il y a un contraste saisissant dans la capitale entre d’une part, l’ambiance générale, très relâchée et de l’autre côté, une nervosité malgré tout liée à la campagne électorale.

Cette campagne a été si hostile que lorsqu’on parle aux gens des élections, les regards se crispent. « Les gens sont hystériques et nerveux. Ils s’envoient tous à la figure des attaques incroyables », assure Lola qui est institutrice.

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Si cette fébrilité à fleur de peau est palpable sur le terrain politique, c’est de l’avis général à cause des candidats eux-mêmes. Et tout particulièrement des deux formations situées aux extrêmes : l’ultra droite de Vox et la gauche radicale de Podemos. Cette dernière refuse de parler désormais avec Vox pour ne pas avoir pris au sérieux des menaces de mort reçues par Pablo Iglesias, le candidat de Podemos.

Par conséquence, parmi les gens de la rue, un sentiment de dégoût vis à vis des dirigeants politiques. « Tout cela est rapide, faux, superficiel. Il n’y pas véritablement de débat. Il n’y a entre les candidats que de la violence échangée », commente Gabriel, un gardien de sécurité.

Quant au scrutin lui-même, le suspense reste entier et les sondages sont partagés : la présidente sortante, la conservatrice Isabel Diaz Ayuso, renouvelera-t-elle son mandat ou bien la gauche, très remontée contre l’extrême droite, parviendra-t-elle à la détrôner grâce à une forte mobilisation de son électorat ? 

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