Comores: l'Assemblée nationale va statuer sur les conclusions du dialogue inter-comorien

L'Assemblée générale des Comores, le 25 mars 2019 à Moroni. © AFP - GIANLUIGI GUERCIA L'Assemblée générale des Comores, le 25 mars 2019 à Moroni.

Quelles suites donner aux propositions issues du dialogue inter-comorien qui s'est terminé le 22 mars dernier ? Le directeur de cabinet du président Azali Assoumani s'est expliqué vendredi devant la presse. Les propositions d'améliorations vont donner lieu à des lois ou à des chartes.

Avec notre correspondante à Moroni, Anziza M’Changama

Les députés de l’Assemblée nationale -où Azali Assoumani dispose de la majorité absolue- devront donc statuer sur le redécoupage électoral, le nombre plus important de députés à élire pour suivre l’évolution démographique ou encore la précision de la loi relative aux partis politiques. Au menu, des nouveautés, des modifications mais aussi la réapparition d’anciens concepts.

Le Dr Daniel Ali Bandar, directeur de cabinet du chef de l’État, a notamment insisté sur l’aspect consensuel qui a signé le retour d’une mesure phare, pourtant initialement enterrée par le président Azali lui-même en début de mandat : la commission anti-corruption.

« C’est une institution qui ne sera pas une commission qui fera débat mais qui existera de manière permanente. Non, ce n’est pas une structure qui sera nommée. Ça va être envoyé à l’Assemblée. Je crois que ça va être logé par la commission des vérifications des comptes. C’est dans cet aspect-là que ça va être logé, par rapport à la Cour suprême. On va la placer sous l’égide de la Cour suprême. Il y a des points qui feront l’objet de projets de lois, d’autres feront l’objet d’une charte et d’autres feront l’objets d’arrêtés et de décrets d’application », a expliqué Daniel Ali Bandar.

Nouvelle obligation, chaque membre de parti devra avoir une carte biométrique. Mais son coût n’entrera pas dans les caisses de l’État, selon le Dr Ali Bandar. « La technologie est déjà évoluée au niveau national. On peut s’accorder sur un endroit pour faire ces cartes-là. Donc on n’est pas obligé de le faire au ministère de l’Intérieur. Comme tous les partis politiques vont le faire, ça peut être fait par le secteur privé. On a souligné que l’État doit accompagner les partis politiques. Parmi leurs moyens d’existence, il y aura les cotisations comme d’habitude mais aussi des subventions de l’État qui devraient revenir de droit aux partis politiques », a expliqué le docteur.

Les députés devront également rendre la diaspora davantage décisionnaire, un point officiellement souhaité par tous les bords politiques.

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