La tragicomédie « Gucci » selon Ridley Scott

© AMY SUSSMAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Sacré Ridley Scott ! À presque 84 ans (le 30 novembre), le cinéaste d'Alien, Blade Runner et Gladiator aura donc attaqué nos écrans avec deux gros films en 2021, sortis à moins de deux mois d'intervalle. Après Le Dernier Duel, salué en octobre par la critique mais hélas boudé par le public, cet expert des grandes épopées du passé, du présent ou du futur rempile avec Gucci (House of Gucci en VO) : le récit des coulisses de l'assassinat en 1995 du styliste et homme d'affaires Maurizio Gucci (joué dans le film par Adam Driver) par deux tueurs à gages engagés par son ex-épouse Patrizia (Lady Gaga). Une affaire retentissante à l'époque, source d'un livre enquête de la journaliste Sara Gay Forden publié en 2001 et que le réalisateur souhaitait adapter depuis longtemps.

Dominé par une Lady Gaga à l'exubérance sans frein dans le rôle de Patrizia et un Adam Driver onctueux et distant comme son modèle Maurizio, Gucci assume son côté soap opera somptueux, aussi critique et ironique sur la jungle impitoyable de cet empire de la haute couture qu'il est amusé et fasciné par elle.Le Point Pop a pu s'entretenir avec Ridley Scott sur ses intentions mais aussi sur l'analogie que ce grand architecte du spectacle hollywoodien, obsédé de contrôle sur ses ?uvres et soumis à une pression permanente, a pu déceler entre son métier et celui des grands noms de la haute couture.

La tragicomédie « Gucci » selon Ridley Scott