Euro : la spectaculaire renaissance des Three Lions

La joie des Anglais après la victoire face au Danemark (2-1, a.p.) en demi-finales, mercredi. © CATHERINE IVILL / PANORAMIC La joie des Anglais après la victoire face au Danemark (2-1, a.p.) en demi-finales, mercredi.

Cinquante-cinq ans. Pour la première fois depuis 1966 et une finale de Coupe du monde remportée face à la RFA (4-2, a.p.), les Three Lions sont de retour en finale d'une grande compétition (dimanche, 21 heures, M6 et beIN Sports). Il suffisait de voir la joie, et même les larmes de certaines des 64 950 personnes présentes à Wembley, mercredi soir vers 23 h 30, lorsque Danny Makkelie, l'arbitre néerlandais, a sifflé la fin de la seconde demi-finale entre l'Angleterre et le Danemark (2-1, a.p.) pour comprendre le chemin parcouru.

Cinquante-cinq ans, cela représente une sacrée disette. Une éternité, même, pour ce pays considéré comme la terre du football. Longtemps moquée, l'Angleterre, qui n'avait plus remporté le moindre match à élimination directe dans un tournoi majeur depuis 1990, est de retour. Le projet mené par Gareth Southgate, arrivé en novembre 2016 après un Euro marqué par une piteuse élimination en 8es de finale face à l'Islande (1-2), est en passe de porter ses fruits. Quatrième du Mondial russe en 2018, troisième de la Ligue des nations en 2019, l'Angleterre est maintenant finaliste de l'Euro. À une marche d'un titre tant attendu.

Une Angleterre rodée pour un match de légende

Les raisons de cette renaissance sont multiples. Tout d'abord, les Three Lions possèdent une nouvelle génération dorée avec les Mount, Foden ou encore Saka. Autant de joueurs qui font passer Sterling, 26 ans, ou Kane, 27 ans, pour des anciens. De plus, ce mélange de jeunes et de joueurs confirmés (Walker est le sélectionné le plus âgé, à 31 ans) offre un groupe très étoffé à Southgate. Il faut se rendre compte que, contre le Danemark, Sancho ou encore Rashford ne sont même pas entrés en jeu. Preuve s'il en fallait encore de la richesse du banc anglais. Enfin, la continuité offerte au sélectionneur est en train de porter ses fruits. L'ancien défenseur a eu le temps de travailler. En 2018, les Anglais évoluaient dans un système à trois derrière. Trois ans plus tard, ils jouent désormais à quatre en défense. Tactiquement, l'Angleterre est rodée, et son arsenal est étoffé. Ce qui permet à Southgate de changer de schéma en cours de rencontre, fait assez rare pour une sélection et déroutant pour son adversaire.

Autant de raisons qui font penser que les Three Lions ont toutes les armes en main pour mettre fin à leur malédiction, dimanche, contre l'Italie. Wembley sera bouillant, tendu par moments mais donnera aussi de la voix pour pousser les siens. Avec l'ivresse au bout de la finale ? Possible. Et vu qu'outre-Manche on ne fait jamais rien comme les autres, le lundi 12 juillet pourrait être férié en cas de victoire, dimanche. Cela pourrait en sauver certains.

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