EN DIRECT Covid-19 : le variant Omicron continue de se répandre à travers le monde

Une femme se faisait tester à l'aéroport sud-africain de Johannesburg, ce samedi. © PHILL MAGAKOE Une femme se faisait tester à l'aéroport sud-africain de Johannesburg, ce samedi.

En résumé

- L’OMS a classé vendredi soir un nouveau variant comme «préoccupant» : Omicron. Détecté pour la première fois Afrique du Sud mercredi, il suscite beaucoup d’inquiétude car il pourrait se révéler plus contagieux et échapper à l’immunité procurée par les vaccins. Des analyses sont en cours pour déterminer le danger réel qu’il représente. Sans attendre, de nombreux pays à travers le globe ont suspendu leurs liaisons aériennes avec l’Afrique australe. Ce qui n’empêche pas les cas d’Omicron de se multiplier sur le continent européen au fil du week-end, même si aucun n’a encore été détecté en France. De leur côté, les laboratoires envisagent d’adapter leurs vaccins pour affronter Omicron.

- Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a détaillé jeudi les différentes mesures destinées à faire face à la cinquième vague du Covid-19 qui touche la France. Alors que la troisième dose s’est ouverte à tous les plus de 18 ans ce samedi, dès cinq mois après la dernière injection ou infection, les réservations pour un rappel se multiplient sur les plateformes de prises de rendez-vous. Par ailleurs, même s’il n’a pour l’instant pas l’assentiment des autorités scientifiques et que les données le concernant n’ont pas été publiées, le traitement au molnupiravir sera accessible «dans quelques semaines» et réservé aux personnes à risques.

- Dans les écoles, fini la règle «1 cas de Covid = classe fermée». A partir de ce lundi, un nouveau protocole pour limiter le nombre de fermetures entre en vigueur, alors que près de 9 000 classes affichent actuellement portes closes. Désormais, il n’y aura plus de fermeture de classe mais un dépistage de tous les élèves si un cas est détecté.

Des cas du variant Omicron détectés aux quatre coins du globe. Malgré l’arrêt des liaisons aériennes avec de nombreux pays, le nouveau variant semble déjà présent sur plusieurs continents. La République tchèque a confirmé samedi soir son premier cas, chez une femme, vaccinée et ayant de légers symptômes, qui s’était rendue en Namibie, avant de regagner la République tchèque via l’Afrique du Sud et Dubaï. A des milliers de kilomètres, l’Australie a annoncé ce dimanche matin avoir détecté la présence d’Omicron chez deux passagers en provenance d’Afrique australe qui ont atterri à Sydney. Les deux passagers ont voyagé à bord d’un vol de Qatar Airways via Doha, selon les autorités sanitaires australiennes. Des cas ont déjà été identifiés en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie, ainsi qu’en Israël et à Hong-Kong. Des vérifications sont en cours aux Pays-Bas et au Danemark.

La Suisse vote sur son pass sanitaire. Au terme d’une campagne électorale des plus houleuses, les citoyens suisses sont appelés ce dimanche à se prononcer sur la loi créant le certificat sanitaire. Signe des tensions inhabituelles dans le pays, la police a bloqué la place se trouvant devant le siège du gouvernement et du parlement à Berne, en prévision des manifestations. D’après les sondages toutefois, la population devrait accepter la loi même si les antivax et antipass ont su faire entendre leur voix ces dernières semaines en organisant de nombreuses manifestations, parfois interdites et émaillées de violences. Les Suisses votent également dimanche sur une initiative populaire sur les soins infirmiers qui demande à la Confédération de garantir une «rémunération appropriée» des prestations de soin.

Au Portugal, un match de foot de première division perturbé par le virus. Avec quatorze joueurs absents pour cause de Covid-19, le club de Belenenses a été contraint d’aligner une équipe composée de seulement neuf footballeurs pour affronter le onze de Benfica samedi soir. L’équipe a été obligé de titulariser plusieurs jeunes joueurs de la réserve, ainsi qu’un gardien de but repositionné comme joueur de champ improvisé. Menés 7-0 à la mi-temps, seuls sept joueurs de Belenenses sont revenus sur la pelouse après la pause et l’un d’entre eux est resté au sol à la reprise. Constatant sa blessure, l’arbitre a été contraint de siffler la fin anticipée du match à la 48e minute de jeu, les lois du football disposant qu’aucun match ne peut continuer «si l’une ou l’autre équipe dispose de moins de sept joueurs».

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