Grève des agents municipaux pendant deux jours consécutifs : Quand les éboueurs rangent leurs balais

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Alors qu’ils sont les premiers à avoir bénéficié des avantages sociaux et des majorations sociales depuis l’avènement de la révolution du 17 décembre 2010, les voilà qui se décident à débrayer de nouveau…

Les Tunisiens ont démarré la journée du lundi 21 février avec la nouvelle d’une grève des agents municipaux durant deux jours, jusqu’à mardi 22 février, ce qui va impacter leur comportement devant leurs ordures ménagères.

Les foyers tunisiens seront obligés de garder leurs déchets ménagers durant ces deux jours en attendant la reprise des services des éboueurs, le mercredi 23 février.

Ainsi, l’association générale des communes a annoncé hier matin l’entrée en grève générale sectorielle les lundi et mardi 21 et 22 février 2022 dans toutes les communes, délégations communales et leurs établissements affiliés. Les doléances matérielles et les revendications financières sont à l’ordre du jour.

Le manque de ressources invoqué

Le secrétaire général des municipalités, Makram Amairya, a déclaré sur les ondes radiophoniques que cette grève intervient dans le contexte de ce qu’il considère comme « le manque de sérieux de l’autorité de tutelle dans la négociation » concernant les problèmes du secteur, et sa réforme radicale, qui se trouve dans une situation « déplorable », l’anarchie et l’abus dont sont témoins les conseils municipaux du pouvoir que leur confère la loi et sa politisation. Il a expliqué que son association n’a reçu aucun signe de l’autorité de tutelle pour négocier, notant que la grève est le début de mouvements à venir. Une nouvelle date de débrayage sera annoncée le deuxième jour de grève. Il a souligné que le citoyen porte une part de responsabilité dans la situation misérable dans laquelle vit l’employé municipal, comme le non-paiement des taxes municipales, le non-respect du délai d’expulsion des déchets et l’exposition des conteneurs à déchets au vol. Il assure avoir travaillé dans l’intérêt du citoyen sans résultat et désavoue certaines nominations au sein des municipalités. Aucune accalmie n’est à l’horizon ni annulation de la grève parce qu’il considère qu’elle a été décidée depuis le 12 janvier 2022 sans aucune réaction notable du gouvernement, ni amélioration de la situation qui va vers le blocage. La décentralisation de l’activité municipale est une voie de recours pour que chacune d’entre elles travaille avec son programme, conclut Amairiya.

Une nouvelle période de tension et de conflits s’annonce entre le pouvoir central et la centrale syndicale au sujet des revendications des municipalités. D’ailleurs, ils promettent l’escalade s’ils n’obtiennent pas satisfaction. Le manque de ressources à la fois pour les employés et les citoyens mauvais payeurs créent un malaise inextricable et ce dans de nombreux domaines. A qui la faute ?

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