EN DIRECT - Guerre en Ukraine: le chef de l’ONU reçu par Vladimir Poutine à Moscou la semaine prochaine

En résumé :

- L’armée russe se dit prête à observer «à tout moment» une trêve «sur tout ou partie» du site industriel d’Azovstal, dernier bastion des forces ukrainiennes de Marioupol, pour permettre l’évacuation de civils et la reddition de combattants.

- Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, accuse la Russie de chercher à organiser un faux référendum d’indépendance dans les régions de Kherson et Zaporijjia qu’elle occupe dans le sud du pays.

- Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres se rendra la semaine prochaine en Russie où il sera reçu par Vladimir Poutine, leur première rencontre depuis le début de l’offensive de Moscou.

Un troisième tableau lié à un oligarque russe reste en France. Le tableau en question appartient à la fondation Magma qui a été exposé dans le cadre de la collection Morozov à Paris. La fondation est liée à l’oligarque russe Viatcheslav Kantor, visé par les mesures de gel d’avoirs décidées par les pays occidentaux. Le ministère avait annoncé le 9 avril que son cas était «en cours d’examen par les services de l’état». Il est désormais «gelé» et reste en France, annonce vendredi le ministère de la Culture.

Le chef de l’ONU reçu par Poutine à Moscou la semaine prochaine. Il s’agira de la première rencontre entre Antonio Guterres et l’autocrate russe depuis le début de l’offensive. «Le mardi 26 avril, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres arrivera à Moscou pour des discussions avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Il sera également reçu par le président Vladimir Poutine», confirme ce vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse russes.

Lev Ponomarev, 80 ans, militant historique des droits humains, quitte la Russie. «Ma situation (...) était alarmante, notamment des provocations permanentes, des attaques de spammers, des interpellations et, je ne le cache pas, des informations ambiguës, venues de différentes sources, sur des actions prévues contre moi.» Dans une lettre publiée par son organisation «Pour les droits de l’Homme», cet ancien dissident soviétique, actif depuis la fin des années 1980 annonce son exil temporaire de Russie après s’être vivement opposé à l’intervention militaire du Kremlin en Ukraine. Il assure qu’il était toutefois «peu probable» que son absence soit prolongée. Il n’a pas précisé dans quel pays il se trouvait actuellement. Lev Ponomarev n’a jamais cessé de militer contre les dérives autoritaires en Russie, ce qui lui a valu régulièrement des arrestations, des amendes, et d’être classé en 2020 sur la liste des «agents de l’étranger», un statut impliquant de nombreuses contraintes, sous peine de sanctions.

Réouverture de l’ambassade d’Espagne à Kyiv. Cette réouverture intervient au lendemain de la visite de Pedro Sanchez à Kyiv, où il a rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky et a annoncé la livraison à l’Ukraine de 200 tonnes de matériel militaire, le double de l’aide militaire envoyée jusqu’ici par Madrid. Pedro Sanchez a également annoncé la mise à disposition de la Cour Pénale Internationale (CPI) de plusieurs dizaines d’experts du ministère espagnol de la Justice «pour contribuer aux travaux d’investigation sur des crimes de guerre présumés commis en Ukraine». L’ambassadrice d’Espagne et le personnel diplomatique de l’ambassade avaient été évacués de la capitale ukrainienne vers la Pologne au lendemain du début de l’offensive russe.

Un embargo sur le gaz russe coûterait cher à l’Allemagne. Un embargo européen immédiat sur le gaz russe pourrait coûter à l’Allemagne, fortement dépendante de cette ressource, jusqu’à 5 % de son PIB cette année, selon une estimation publiée par la banque centrale allemande. «Le PIB réel de l’Allemagne pourrait être jusqu’à 5 % inférieur aux prévisions» en cas d’arrêt, volontaire ou subi, des importations de gaz russe, a détaillé la Bundesbank dans son rapport économique mensuel d’avril. Cela équivaudrait à un manque à gagner de 180 milliards d’euros pour la production nationale, a-t-elle ajouté.

Les communistes russes célèbrent Lénine et l’offensive en Ukraine. A l’occasion d’une cérémonie marquant le jour de la naissance de Lénine, les communistes russes ont exprimé leur soutien à l’offensive lancée par Vladimir Poutine en Ukraine. Une guerre qu’ils voient comme une lutte entre Moscou et Washington. «Les Anglo-Saxons sont venus (en Ukraine) pour se battre afin de dominer la planète», a lâché le premier secrétaire du Parti communiste russe, Guennadi Ziouganov. «Aujourd’hui, dans les étendues ukrainiennes, est tranchée la question de savoir si le monde sera unipolaire sous leur commandement (celui des Anglo-Saxons, ndlr) ou multipolaire», a ajouté le responsable de 77 ans, accusant l’Otan et les Etats-Unis de combattre «le monde russe».

Les négociations entre la Russie et l’Ukraine «patinent», selon Sergueï Lavrov. Les négociations entre Moscou et Kiev visant à trouver une solution au conflit «patinent», a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, les discussions n’ayant donné lieu à aucune avancée apparente. «Elles patinent, car une proposition que nous avons remise aux négociateurs ukrainiens il y a cinq jours, et qui a été formulée en prenant en compte leurs commentaires, reste sans réponse», a estimé le chef de la diplomatie russe. Le chef de la délégation russe, Vladimir Medinski, a par ailleurs indiqué qu’une nouvelle session de discussions s’était déroulée vendredi.

Près de 12 000 élèves arrivés d’Ukraine scolarisés en France. Selon le ministère de l’Education nationale, 11 588 jeunes ukrainiens ont été accueillis dans les écoles, collèges et lycées français depuis le 24 février. Un chiffre qui augmente beaucoup plus lentement depuis une semaine. Les académies ayant enregistré le plus de scolarisations d’enfants venus d’Ukraine sont celles de Versailles (1 110) et Nice (1 059). Lire notre reportage à Aix-en-Provence, dans une famille d’accueil de jeunes réfugiés.

© Fournis par Liberation

Le gouvernement annonce de nouvelles livraisons d’armes à l’Ukraine. Mercredi le président du Conseil européen Charles Michel, en visite à Kyiv, déclarait que l’Union européenne ferait «tout son possible» pour que l’Ukraine remporte la guerre. Ce vendredi, la France répond à cet appel. La ministre de la Défense Florence Parly a annoncé sur Twitter que le chef de l’Etat avait acté la livraison de plusieurs canons d’artillerie Caesar et de milliers d’obus. «Nous sommes aux côtés du peuple ukrainien», assure la ministre. Depuis le début de la semaine, les alliés occidentaux du pays envahi par la Russie lui envoient pour plusieurs milliards de dollars d’armement. Lundi, Washington avait annoncé l’envoi d’une aide de 800 millions de dollars (740 millions d’euros), moins d’une semaine après s’être déjà engagé, le 13 avril, à livrer une première cargaison du même montant. Lire notre article sur la livraison d’armes lourdes.

Poutine accuse Kyiv d’empêcher la reddition des combattants ukrainiens. Le président russe Vladimir Poutine a affirmé vendredi que Kyiv refusait la reddition des derniers soldats ukrainiens retranchés dans la zone industrielle d’Azovstal, dans le port assiégé de Marioupol. «La vie de tous les militaires ukrainiens, combattants nationalistes et mercenaires étrangers est garantie s’ils déposent les armes […] Mais le régime de Kiev n’autorise pas cette possibilité», a affirmé le président russe, selon un communiqué du Kremlin résumant un échange téléphonique avec le président du Conseil européen, Charles Michel.


Vidéo: Guerre en Ukraine: Moscou annonce une série de frappes contre l'est de l'Ukraine (Le Figaro)

EN DIRECT - Guerre en Ukraine: le chef de l’ONU reçu par Vladimir Poutine à Moscou la semaine prochaine