Martin Blachier boycotté dans les médias : “Des experts ont demandé à ce que je ne sois plus invité”

Martin Blachier boycotté dans les médias : “Des experts ont demandé à ce que je ne sois plus invité” © Capture écran LCI Martin Blachier boycotté dans les médias : “Des experts ont demandé à ce que je ne sois plus invité”

Sur le plateau de 24h Pujadas, ce lundi 17 janvier, Martin Blachier a révélé avoir été boycotté dans certains médias par des collègues qui ne partagent pas du tout son avis sur la gestion et l’évolution de la pandémie.

Ce lundi 27 janvier, Martin Blachier était reçu dans l’émission 24h Pujadas, diffusée sur LCI. Sur le plateau de nos confrères, le médecin épidémiologiste de 36 ans a évoqué le fait que certains de ses collègues voient d’un mauvais œil ses nombreuses apparitions télévisées, depuis le début de la crise sanitaire. "Vous vous êtes fait vertement critiquer. Quand je dis ça, je pèse mes mots", a lancé David Pujadas, tandis que son interlocuteur a reconnu les faits, en précisant s’être fait "boycotter de certains médias".

"Il y a des experts qui ont demandé à certains médias que je ne sois plus invité, donc je n’ai plus été invité, pendant au moins un mois, un mois et demi, dans des médias où j’allais quasiment quotidiennement", a expliqué Martin Blachier, en précisant que "ça a été dur" pour lui. "Il y a aussi des articles à charge qui ont été commandés dans certains médias, qui étaient quand même sur une ligne assez enfermiste", a enchaîné le chroniqueur santé, qui dit avoir subi "une pression assez forte". Questionné sur la raison de ces critiques, l’invité de LCI a estimé que son "personnage peut, parfois, agacer". Sur sa lancée, Martin Blachier a affirmé : "Après, je pense qu’il y a des gens qui étaient persuadés. C’est-à-dire que vous avez, en France, une espèce de caution de tout ce qui est public, où on considère que ce qu’ils disent est forcément vrai et totalement pur, vierge de tout intérêt, ce qui n’est pas du tout vrai."

Un médecin qui n’a "aucun intérêt personnel" à enchaîner les interviews ?

Parlant ensuite des "gens qui travaillent dans les institutions publiques", il a rappelé que ces derniers "ont leur propre agenda également" et "touchent de gros budgets pour faire, par exemple, des modèles". "Ils ont plein de choses qui leur sont permises, parce qu’ils travaillent sur le Covid. Et, de l’autre côté, il y a le privé, qui a forcément des arrière-pensées, qui veut se mettre en avant", a-t-il enchaîné, avant de défendre ses équipes : "Très honnêtement, ça a été strictement l’inverse. C’est-à-dire que nous, on a fait tout ça en plus du travail qu’on fait tous les jours, sans aucun intérêt personnel. On ne travaille pas sur le Covid dans la vie de tous les jours." Le médecin a ensuite déploré le fait qu’on mette des "étiquettes" aux gens, en France, et remercié David Pujadas d’être "l’une des seules" personnalités des médias qui a "regardé le fond de ce qui a été dit".