France : Eric Zemmour présente son «programme islam»

© Fournis par Yabiladi

Le candidat d'extrême droite à l’élection présidentielle Eric Zemmour a publié, ce lundi, ce qu’il appelle être son «programme islam», dans lequel il revient sur 6 mesures qu'il souhaite appliquer en cas de victoire aux élections d’avril 2022.

L'annonce du programme intervient le lendemain de la diffusion de l’émission Zone interdite «Face au danger de l’Islam radical, les réponses de l’État» sur M6, dans laquelle le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin présentait les mesures prises pour lutter contre l’islamisme radical. Alors que l’émission a réuni 10,6% des téléspectateurs dimanche soir, le candidat et ses soutiens ont largement instrumentalisé le hashtag #zoneinterdite pour faire la promotion de la campagne d’Eric Zemmour.

Dans son «programme islam», le candidat qui ne s'est pas exprimé sur d’autres religions propose trois thèmes, dont «imposer la discrétion», voulant «interdire le port du voile islamique dans l’espace public» et la construction de «minarets et mosquées imposantes». Derrière ces mesures, l’affirmation de l’effacement de l’identité musulmane, 2e religion en France avec près de 8% de la population, est assumée. Suivant la proposition, M. Zemmour souhaite retirer à certaines femmes une tenue vestimentaire rapportée à l’islam, indépendamment des raisons qu’ont ces femmes de porter ce prétendu «voile islamique» et laissant la possibilité de porter une tenue similaire non affiliée à l’islam.

Le candidat veut aussi «stopper l’endoctrinement» en fermant «définitivement les lieux de promotion du djihad» et interdisant les «frères musulmans et toute mouvance liée (sic)». Des études ont cependant montré que pour les personnes radicalisées à l’islam, les lieux de cultes n’étaient un lieu de socialisation djihadiste que pour 29% d’entre eux.

Enfin, Eric Zemmour propose «d’empêcher les influences étrangères», en «imposant un strict contrôle des imams», donc du culte par l’État contrairement au principe de laïcité, et d’«expulser systématiquement les étrangers pouvant représenter une menace pour l’ordre public». Le candidat cite les «fichés S», alors que la fiche «sûreté de l’État» n’est pas une preuve de culpabilité, mais basée sur des soupçons ou des relations. Le fichier sert aux enquêtes et permet d’alerter, sans pour autant qu’un crime ou un délit ait été commis, donc qu'une expulsion soit justifiée.

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