Cybercriminalité: des accusations anti-russes «grotesques» aux yeux de Vladimir Poutine

Le président russe Vladimir Poutine lors de son interview menée par le journaliste Keir Simmons de la chaîne américaine NBC,à Moscou, le 11 juin 2021. L'interview a été diffusée par NBC le 14 juin 2021. © via REUTERS - MAXIM BLINOV/SPUTNIK Le président russe Vladimir Poutine lors de son interview menée par le journaliste Keir Simmons de la chaîne américaine NBC,à Moscou, le 11 juin 2021. L'interview a été diffusée par NBC le 14 juin 2021.

Les accusations formulées contre la Russie en matière de cybercriminalité et d’ingérences électorale sont « grotesques », c’est ce qu’a déclaré ce lundi Vladimir Poutine, interrogé par la chaîne américaine NBC, à deux jours du sommet de Genève avec Joe Biden. Selon le président russe ce sommet pourrait même être l’occasion d’un accord de coopération avec les Américains… dans le domaine justement de la cybercriminalité. 

De notre correspondant à Moscou, 

« Nous avons été accusés de toutes sortes de choses, mais pas une seule fois, ils n’ont pris la peine de produire la moindre preuve. » Vladimir Poutine ne semble pas gêné une seule seconde lorsque Keir Simmons, le journaliste vedette de la chaîne américaine NBC, fait la liste des méfaits attribués à son pays. « Je suis surpris, répond le président russe, que nous n’ayons pas encore été accusé d’avoir suscité le mouvement Black Lives Matter ».

Interrogé sur l’empoisonnement d’Alexeï Navalny, Vladimir Poutine affirme : « Nous n’avons pas ce genre d’habitude, d’assassiner qui que ce soit. » Et d’ajouter que l’opposant, condamné à deux et demi de prison en février dernier, ne serait « pas plus mal traité que n’importe qui d’autre. » Enfin, comme souvent le sujet des droits de l’homme est évoqué, et lorsque le journaliste américain aborde la répression des opposants russes, il retourne l’accusation en pointant le sort des partisans de Donald Trump accusés d’avoir pris d’assaut le Capitole. 

Un « professionnel » de la politique 

À deux jours du sommet de Genève qui doit lui permettre de rencontrer Joe Biden pour la première fois depuis son investiture à la Maison Blanche, Vladimir Poutine se dit prêt au dialogue – notamment dans le domaine de la cybercriminalité. Et cela alors même que Moscou est accusé par Washington de mener une guerre informatique à son encontre.

Pour Vladimir Poutine, Joe Biden est un « professionnel de la politique avec qui il est possible de travailler ». Cette prévisibilité semble convenir au président russe…  « J’espère qu’il n’y aura plus de manœuvres imprévisibles de la part du président américain en exercice », explique Vladimir Poutine – référence à peine voilée au comportement parfois inattendu de Donald Trump, le prédécesseur de Joe Biden à la Maison Blanche. « Une personnalité brillante et talentueuse », ajoute le président russe qui n’a jamais caché son soutien à l’ancien président américain.  

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