Valérie Plante promet des caméras pour les policiers en 2022

L’implantation de caméras pour les policiers fait de plus en plus consensus et l’expérience du projet-pilote mené par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en 2016 et 2017 amène la mairesse Plante à viser le début de l’année 2022 pour le début du déploiement de ces équipements. © Jacques Nadeau Le Devoir

L’implantation de caméras pour les policiers fait de plus en plus consensus et l’expérience du projet-pilote mené par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en 2016 et 2017 amène la mairesse Plante à viser le début de l’année 2022 pour le début du déploiement de ces équipements.

Valérie Plante et Denis Coderre ne sont pas souvent d’accord, mais ils s’entendent tous les deux pour dire qu’il est nécessaire d’équiper les policiers montréalais de caméras corporelles le plus rapidement possible. La mairesse Plante promet d’entreprendre le déploiement de ces caméras à compter de 2022 si elle est réélue. Denis Coderre s’engage pour sa part à prendre le dossier en mains dès qu’il pourra réintégrer le poste de maire.

L’implantation de caméras pour les policiers fait de plus en plus consensus et l’expérience du projet-pilote mené par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en 2016 et 2017 amène la mairesse Plante à viser le début de l’année 2022 pour le début du déploiement de ces équipements.

« Nous n’avons pas l’intention d’improviser des solutions sur un coin de table. Ce n’est pas notre style. Ce n’est pas comme ça qu’on travaille », a-t-elle dit mercredi.

À l’instar de la GRC et de la Sûreté du Québec (SQ), Montréal se prépare à implanter ces nouveaux outils technologiques pour ses policiers. Reste à la Ville à arrêter son choix sur la technologie et à s’assurer que les enjeux de stockage de données et d’utilisation des images comme élément de preuve devant les tribunaux soient au point.

À terme, les quelque 5000 policiers montréalais en auront, a-t-elle dit.

De son côté, Denis Coderre a indiqué qu’il ne perdrait pas de temps pour agir et qu’il convoquerait dès son élection une assemblée spéciale du conseil municipal à ce sujet. « Gouverner, c’est choisir. Moi, je n’attendrai pas après Québec ou après ce qui va se passer du côté de la Sûreté du Québec », a-t-il expliqué. « La sécurité et l’agenda de vigilance sont des éléments importants et prioritaires pour les Montréalaises et les Montréalais. J’ai déjà pris des décisions très rapides. Je suis capable d’en prendre encore. »

Candidats

Les deux adversaires à la mairie de Montréal ont pris ces engagements alors qu’ils présentaient des candidats.

Valérie Plante a recruté le chercheur Victor Amory qui tentera de succéder au conseiller Marvin Rotrand dans le district de Snowdon. Expert en matière d’enjeux migratoires et de relations interethniques, M. Armory avait participé à l’élaboration d’un rapport sur la discrimination qui, en 2019, avait conclu qu’à Montréal, les Autochtones et les Noirs étaient entre quatre et cinq fois plus susceptibles d’être interpellés par la police que les Blancs. Ce rapport avait conduit à l’adoption d’une nouvelle politique d’interpellation au SPVM.

De son côté, le chef d’Ensemble Montréal, Denis Coderre, a présenté trois nouveaux candidats pour l’arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce. Il s’agit de Joe Ortona, l’actuel président de la Commission scolaire English-Montréal, qui briguera un poste de conseiller dans le district de Loyola. Ashley Thornton et Dimitra Kostarides tenteront de se faire élire dans le district de Notre-Dame-de-Grâce.

Valérie Plante promet des caméras pour les policiers en 2022