Trump en 2024, et en attendant, le chaos: chez les Républicains, les idées les plus radicales essaiment

L'ancien président américain Donald Trump s'exprime le 11 juillet 2021 devant un rassemblement d'ultra-conservateurs à Dallas, au Texas © Andy JACOBSOHN L'ancien président américain Donald Trump s'exprime le 11 juillet 2021 devant un rassemblement d'ultra-conservateurs à Dallas, au Texas

Faire allégeance à Donald Trump, clamer contre toute évidence sa victoire à la présidentielle: les idées de l'aile la plus radicale du camp républicain essaiment, à un peu plus d'un an d'élections législatives cruciales aux Etats-Unis.

Pour prendre la température du camp Trump, rien de tel que la "Conservative Political Action Conference", rendez-vous des républicains les plus farouchement conservateurs, qui a réuni le week-end dernier des milliers de personnes à Dallas, au Texas.

A la tribune: critiques virulentes de l'administration Biden, louanges de Donald Trump, discours à n'en plus finir sur une élection présidentielle "volée", et diatribes contre la vaccination.

"Tout allait si bien jusqu'à cette élection truquée!" s'est exclamé l'ancien président, aux cris de "Quatre ans de plus! (Four more years!)" de l'assemblée conquise.

Sur les 27 parlementaires présents lors du rassemblement, 24 ont voté contre la certification des résultats de l'élection présidentielle de novembre dernier, dont Joe Biden est sorti vainqueur.

Les caciques plus modérés du parti républicain, par exemple le sénateur Mitt Romney, candidat à la présidentielle de 2012, ont soigneusement évité ce rassemblement désormais complètement acquis à la cause de Donald Trump. Tout comme d'autres étoiles montantes de la droite américaine, comme le gouverneur républicain de Floride, Ron Desantis.

Des partisans réagissent après un discours de l'ancien président américain Donald Trump devant un rassemblement de l'aile la plus conservatrice du Parti républicain, le 11 juillet 2021 à Dallas, au Texas © Andy JACOBSOHN Des partisans réagissent après un discours de l'ancien président américain Donald Trump devant un rassemblement de l'aile la plus conservatrice du Parti républicain, le 11 juillet 2021 à Dallas, au Texas

A un peu plus d'un an des "midterms" ou "élections de mi-mandat", qui se révéleront décisives pour une administration Biden dotée d'une très fragile majorité parlementaire, l'aile la plus virulente du parti semble pourtant souvent donner le ton.

Par exemple en lançant un vaste débat sur certains enseignements scolaires autour du racisme, ou sur la "cancel culture", la "culture de l'effacement" qui consisterait à ostraciser des personnes dont les opinions sont jugées inacceptables, ou, selon ses détracteurs, à réécrire des événements ou des oeuvres d'art à la lumière des seules idées progressistes.


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