Powell (Fed) rassure, les investisseurs apprécient

MARCH-S-SYNTH-SE-5:Powell (Fed) rassure, les investisseurs apprécient

LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN ORDRE DISPERSÉ © Reuters/Yuya Shino LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN ORDRE DISPERSÉ

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé mercredi mais au-dessus de leurs plus bas du jour après les déclarations jugées rassurantes de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), sur le soutien de la politique monétaire à l'économie et le caractère transitoire de la poussée inflationniste en cours.

À Paris, le CAC 40 a fini inchangé à 6.558,38 points alors qu'il avait cédé jusqu'à 0,42% en matinée. A Londres, le FTSE 100, pénalisé par l'appréciation de la livre sterling, a reculé de 0,47% tandis qu'à Francfort le Dax faisait du surplace.

L'indice EuroStoxx 50 a gagné 0,12% mais le FTSEurofirst 300 affiche en clôture une baisse de 0,07% et le Stoxx 600 un repli symbolique de 0,09%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street avait effacé ses gains du début de séance: le Dow Jones abandonnait 0,13% tandis que le Standard & Poor's 500 et le Nasdaq Composite étaient pratiquement inchangés. Le S&P-500 avait inscrit peu après l'ouverture un record à 4.393,68 points.

Dans une déclaration écrite à l'occasion de son audition par une commission de la Chambre américaine des représentants, Jerome Powell a expliqué que le marché du travail américain était "encore loin" d'avoir enregistré les progrès que la Fed estime nécessaires pour lui permettre de réduire ses soutiens et a ajouté que l'inflation, actuellement élevée, devrait refluer dans quelques mois.

"Les marchés sont tiraillés depuis un moment entre l'inquiétude suscitée par une inflation élevée et la crainte d'un retrait du soutien de la politique monétaire. Comme Powell continue de dire qu'il ne va pas relever les taux, le marché continue de bien se porter", a commenté Randy Frederick, vice-président de Charles Schwab.

LES INDICATEURS DU JOUR

La déclaration de Jerome Powell a pris le pas aux yeux des investisseurs sur les chiffres des prix à la production (PPI) aux Etats-Unis, pourtant supérieurs aux attentes: l'indice PPI a augmenté de 1,0% en juin par rapport à mai et de 7,3% sur un an, sa plus forte progression depuis novembre 2010.

Au Royaume-Uni, ce sont les prix à la consommation qui ont augmenté plus qu'anticipé, de 2,5% sur un an le mois dernier, l'inflation la plus élevée enregistrée depuis août 2018.

Dans la zone euro, la baisse de la production industrielle en mai a été plus marquée qu'anticipé, atteignant 1,0% par rapport à avril et 20,5% par rapport à mai 2020.

VALEURS

En Europe, la plus forte progression sectorielle du jour est pour les matières premières, dont l'indice Stoxx a gagné 0,9%, alors que celui de l'immobilier accuse le repli le plus marqué (-1,00%).

Le compartiment des transports et du tourisme (-0,99%), lui, continue de souffrir des craintes liées à la propagation du variant Delta du coronavirus: le tour-opérateur allemand TUI a perdu 7,09%, la compagnie aérienne EasyJet 4,35%, Lufthansa 1,76%.

CHANGES

Les propos de Jerome Powell et la perspective d'un maintien prolongé des achats d'obligations de la Fed pèsent sur le dollar, qui cède 0,34% face à un panier de devises de référence et efface ainsi la majeure partie de ses gains de la veille.

L'euro en profite pour remonter à 1,1821 dollar contre 1,1770 au plus bas en début de journée.

La livre sterling, elle, bénéficie face au billet vert (+0,29%) de l'accélération de la hausse des prix au Royaume-Uni.

TAUX

Les rendements obligataires de référence de la zone euro ont fini en baisse dans le sillage des américains, pénalisés par les propos de Jerome Powell, qui éloignent aux yeux des investisseurs la perspective d'une remontée des taux.

Celui du Bund allemand à dix ans a ainsi reculé de 1,5 point de base sur la journée à -0,316%.

Le recul est bien plus marqué pour son équivalent américain, qui chute de près de cinq points à 1,3677%, effaçant la totalité de la hausse provoquée mardi par les chiffres supérieurs aux attentes des prix à la consommation.

PÉTROLE

Le marché pétrolier connaît une séance en dents de scie: en baisse en début de séance après l'annonce d'une diminution des importations chinoises de brut au premier semestre, il est reparti à la hausse après que plusieurs sources de Reuters ont fait état d'un accord entre l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis sur l'évolution de leur production, mais ce rebond a tourné court après un communiqué émirati précisant qu'un accord formel restait à conclure.

Le Brent abandonne 1,1% à 75,65 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,53% à 74,10 dollars.

Les chiffres hebdomadaires de l'Energy Information Administration (EIA) américaine montrent par ailleurs une nouvelle baisse des stocks de brut aux Etats-Unis de 7,9 millions de barils, plus marquée qu'anticipé.

A SUIVRE JEUDI:

LA SITUATION SUR LES MARCHÉS:

(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)

LA CLÔTURE EN

EUROPE

Indices Dernier Var. Var. % YTD

Points


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