Maude Charron vivra son rêve de jeune fille aux Jeux de Tokyo

© Fournis par La Presse Canadienne

Maude Charron va enfin vivre son rêve olympique aux Jeux de Tokyo. Ce ne sera pas de la façon dont elle l’avait envisagé toute jeune ni dans le contexte souhaité, mais il n’empêche qu’elle y relèvera un défi qu’elle aurait cru impossible il n’y a pas si longtemps.

Arrivée sur le tard à son sport, l’haltérophile de Rimouski peut aspirer à un podium dans la catégorie des 64 kg.

«À 5 ou 6 ans, je pratiquais la gymnastique artistique et, comme toutes les petites gymnastes, je voulais aller aux Jeux olympiques et gagner une médaille d’or comme Nadia Comaneci, rappelle l’athlète de 28 ans.

«Mais dans ma ville, j’ai rapidement compris que je n’allais pas atteindre le niveau comme j’aurais voulu.»

Après ses années de gymnastique qu’elle a «adorées», Charron a donc «enterré» son rêve de petite fille. Elle a continué à pratiquer d’autres sports et à poursuivre d’autres projets, découvrant notamment le crossfit, qui combine les sports d'endurance, l’haltérophilie et la gymnastique.

«À un entraînement de crossfit, un entraîneur d’haltérophilie est venu voir pour nous aider à corriger nos défauts techniques. Il m’a dit : ‘tu as vraiment du talent, tu es forte et puissante’ et il m’a encouragée à m’inscrire à une petite compétition de qualification en vue des championnats québécois. J’ai décidé d’essayer pour le plaisir.»

C’était en 2015 et tout s’est ensuite accéléré.

Quand elle a gagné ses premiers championnats canadiens, l’entraîneur Serge Chrétien, celui-là même qui l’a recrutée au départ, a fait renaître le rêve d’aller aux Olympiques.

«Il m’a dit, ‘les Olympiques s’en viennent dans trois ans. Je crois que c’est possible’. Ça m’a fait mal, car c’est un rêve que j’avais enfoui. De me faire dire que tu peux y aller, ça m’a pris un moment pour me faire à l’idée.»

Pour Charron, qui avait fait plus jeune son deuil des Jeux olympiques, c’était une façon de se protéger contre une nouvelle désillusion

«Une bonne claque»

Il n’a pas fallu trop longtemps pour que ses propres résultats sur la scène internationale la convainquent qu’elle avait ce qu’il faut pour se tailler une place au sein de l’équipe olympique canadienne.

Seulement un an après avoir commencé le pratique de l’haltérophilie, elle a décroché une médaille de bronze aux Mondiaux universitaires en 2016 chez les 63 kg.


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