Lu, vu, entendu à Cannes le 11 juillet

Steven Spielberg a causé tout un émoi en débarquant au Festival de Cannes, d'autant qu'on n'en connaît pas la raison. © AFP Robyn Beck Steven Spielberg a causé tout un émoi en débarquant au Festival de Cannes, d'autant qu'on n'en connaît pas la raison.

Lu

Un article dans le Deadline sur Anders Danielsen Lie, le Laurent Duvernier-Tardif norvégien. Comme la fierté du Québec, l’acteur partage son temps entre son métier et son autre «occupation» : médecin! Il a aussi renoncé temporairement à tourner pour se consacrer aux patients atteints de la COVID-19. Ce qui ne l’empêchent pas d’être en vedette dans deux films de la compétition. On a pu le voir dans Julia (en 12 chapitres) de Justin Trier et il partage l’affiche avec Mia Wasikowska dans Bergman’s Island de Mia Hansen-Love, projeté dimanche. Pour l’anecdote, il s’agit bien de l’île de Faro, où la maître Ingmar Bergman demeura et réalisa six longs métrages. En ce qui concerne Lie, il n’a pas encore décidé s’il allait continuer longtemps à se dédoubler, mais il croit qu’être docteur lui procure une perspective unique comme acteur. On aurait tendance à être d’accord, vu qu’il est particulièrement bon.

Vu

Pratiquement aucun yacht de luxe amarré au large de Cannes (en mai, les mondains commencent au Festival, puis se rendent au Grand prix de Monaco). Par contre, Steven Spielberg a fait une entrée remarquée au célèbre hôtel Eden Roc d’Antibes (à quelques encablures d’ici), arrivant à bord du Seven Seas, un bateau de 86 mètres de long (ça aide pour la distanciation) qui comprend piscines et salle de cinéma (évidemment). Il n’en fallait pas plus pour que la planète Cannes se mette à spéculer sur la raison de sa présence, en compagnie de son épouse, l’actrice Kate Capshaw. L’ancien président du jury, en 2013, va-t-il faire une apparition sur le tapis rouge? Participer à un événement-surprise? À suivre...

Entendu

Le silence. Mon hôtel est situé à cinq minutes à pied du palais des festivals, ce qui est très pratique, sur une rue très peu passante. Les fenêtres offrent une magnifique vue sur les vertes collines de Cannes et ses typiques résidences avec un toit à tuiles rouges. Je n’irais pas jusqu’à écrire que c’est bucolique, mais ça fait rêver le rédige. En bonne partie l’après-midi, après les deux projections du matin. Or, juste en face, des ouvriers rénovent un complexe d’appartements où il faut, semble-t-il, casser du béton de la structure. Le marteau-piqueur résonne à longueur de la journée. Je commençais à avoir hâte à la fin de semaine — disons que ça aide pour la concentration.

Lu, vu, entendu à Cannes le 11 juillet