Le retour de Naomi Osaka sera le clou du tournoi olympique de tennis

© Fournis par La Presse Canadienne

Naomi Osaka devait être l'une des athlètes les plus en vue, parmi celles dont on parle le plus et l'une des plus soutenues aux Jeux olympiques de Tokyo.

Elle est l'athlète féminine la mieux rémunérée de la planète, une super-vedette du tennis et une représentante du Japon, ce qui fait d'elle un solide espoir de médaille pour le pays hôte.

Puis, bien entendu, il a y a eu la série d'événements qui ont commencé à se dérouler environ deux mois avant le début des Jeux d'été en juillet.

Avant les Internationaux de France fin mai, Osaka — deuxième joueuse mondiale et détentrice de quatre titres du Grand Chelem sur des courts en dur, la surface utilisée à Tokyo — a annoncé qu'elle ne parlerait pas à la presse à Roland Garros, affirmant que ces interactions créent des doutes chez elle.

Puis, après sa victoire au premier tour, elle s'est absentée de la conférence de presse obligatoire.

Osaka a été condamnée à une amende de 15 000 $ US et, étonnamment, a été publiquement réprimandée par les responsables des tournois du Grand Chelem, qui ont averti qu'elle pourrait être suspendue si elle continuait à éviter les médias.

Le lendemain, Osaka s'est retirée de Roland-Garros et a décidé de faire une pause pour sa santé mentale, révélant qu'elle avait été confrontée à la dépression.

Elle a également fait l'impasse sur Wimbledon. Les Jeux de Tokyo marquent donc son retour à la compétition — et c'est une occasion propice pour Osaka, qui est née au Japon d'une mère japonaise et d'un père haïtien. À l'âge de trois ans, sa famille a déménagé aux États-Unis, où elle vit toujours.

«Les Jeux olympiques se dérouleront au Japon, où je suis née, a-t-elle confié dans un message à la NHK, publié en japonais. J’ai beaucoup de souvenirs agréables au Japon. Je suis fière de jouer en tant que membre de l’équipe du Japon pour les Jeux olympiques.»

Elle a par ailleurs confirmé qu'elle participerait aux conférences de presse à Tokyo.

L'autre meilleur joueur de tennis japonais est Kei Nishikori, finaliste des Internationaux des États-Unis en 2014 et médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Rio 2016.

«J'ai vraiment hâte de jouer à domicile, et je ne sais pas s'il y aura (beaucoup) de pression ou non», a affirmé Nishikori, «mais j'espère que je pourrai bien la gérer.»

Les absents

Contrairement à de nombreux sports aux Jeux d'été, les Jeux olympiques ne sont pas l'événement ultime pour le tennis, qui a ses quatre tournois majeurs.

Cela, et les inquiétudes causées par la COVID-19, ont sûrement contribué à la décision de plusieurs joueurs de passer leur tour — tout comme les blessures, dans certains cas, comme pour la médaillée d'or 2016, la Portoricaine Monica Puig.

Serena et Venus Williams, qui cumulent neuf médailles d'or à elles deux, n'y seront pas. Ni Rafael Nadal, qui en a deux. Simona Halep, Dominic Thiem et Stanislas Wawrinka sont parmi les autres vainqueurs en Grand Chelem qui manquent à l'appel.

Djokovic & Federer

Pour tout ce que Novak Djokovic et Roger Federer ont accompli — les titres en Grand Chelem, les semaines classées au sommet du classement — ni l'un ni l'autre n'a une médaille d'or olympique en simple. Djokovic a remporté le bronze en simple (à Pékin en 2008); Federer a remporté l'or en double (avec Wawrinka en 2008) et l'argent en simple (à Londres en 2012).

Titre à défendre pour Murray

Andy Murray a subi deux opérations à la hanche et a subi d'autres blessures depuis qu'il est devenu le premier joueur de tennis à remporter de multiples médailles d'or olympiques en simple en 2012 et 2016. Il ne figure plus parmi le top 100 mondial, mais ses succès passés — dont trois trophées du Grand Chelem — lui ont valu une place spéciale au sein de la délégation britannique pour Tokyo.

«J'espère seulement que le corps va tenir le coup», a-t-il dit.

Howard Fendrich, The Associated Press

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