La peur de la "stagflation" reprend le dessus

MARCHES-SYNTH-SE-4:La peur de la "stagflation" reprend le dessus

LES PRINCIPALES BOURSES EUROPÉENNES RECULENT À MI-SÉANCE © Reuters/KAI PFAFFENBACH LES PRINCIPALES BOURSES EUROPÉENNES RECULENT À MI-SÉANCE

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en net repli et les principales Bourses européennes reculent à mi-séance mercredi, les actions effaçant leurs gains de la veille face au risque de voir l'accélération de l'inflation, nourrie notamment par les prix de l'énergie, contraindre les banques centrales à accélérer le resserrement de leur politique monétaire.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en recul de 1,04% pour le Dow Jones, de 1,25% pour le Standard & Poor's 500 et de 1,46% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 2,19% à 6.432,18 points à 10h45 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 1,68% et à Francfort, le Dax recule de 2,26%.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 2,24%, le FTSEurofirst 300 de 1,8% et le Stoxx 600 de 1,92%, au plus bas depuis le 20 juillet.

Les anticipations d'une hausse plus rapide qu'anticipé des taux d'intérêt américains ont repris le dessus après les nouveaux plus hauts des cours du pétrole et la décision de la banque centrale de Nouvelle-Zélande de relever son taux directeur pour la première fois depuis sept ans.

Les commandes à l'industrie allemande affichent par ailleurs un recul plus marqué qu'attendu en août (-7,7%), dû principalement à la faiblesse de la demande à l'export et du poids des pénuries de composants sur la production automobile.

Ces nouvelles alimentent le scénario d'une période de "stagflation", la combinaison entre une croissance faible et une inflation forte.

"L'illustration la plus nette des craintes de stagflation, c'est le fait que les indices actions aient reculé depuis un mois, de 4,7% en septembre pour le S&P 500, et que le dollar ait profité du repli sur les valeurs refuges, ce qui est inhabituel quand les matières premières montent aussi", constatent dans leur note quotidienne les stratèges d'UBS Global Wealth Management.

Ils s'attendent donc à ce que la volatilité continue d'augmenter à court terme "avant que les éléments macro penchent clairement en faveur de la reflation et non de la stagflation".

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