La Banque du Canada réduit sa prévision de croissance pour 2021

© Fournis par La Presse Canadienne

OTTAWA — La Banque du Canada a réduit mercredi sa prévision pour la croissance de l'économie du pays cette année et a indiqué s'attendre à ce que les risques liés à la COVID-19 diminuent, mais pas assez pour abaisser son taux d'intérêt directeur. 

La banque centrale s'attend désormais à ce que l'économie progresse de 6,0 % en 2021, alors qu'elle visait précédemment une croissance de 6,5 %. Cependant, elle prévoit maintenant que la croissance économique atteindra 4,6 % en 2022, alors que sa prévision précédente à ce chapitre visait une croissance de 3,7 %. 

Ce changement s'explique par un premier semestre plus faible que prévu par la banque, l'économie ayant été entravée par les confinements et les restrictions. 

Maintenant que les restrictions de la santé publique sont partiellement ou complètement levées un peu partout dans le pays, la banque centrale prévoit que les consommateurs commenceront à dépenser davantage, après avoir enregistré un excédent d'épargne d'environ 200 milliards $ pendant la pandémie, alors que les occasions de dépenses se faisaient plus rares. 

Dans la mise à jour de ses prévisions économiques, la banque souligne que les dépenses ne devraient pas être affectées par le déclin de l'aide fédérale, puisque de plus en plus de personnes devraient retourner au travail. Cela devrait leur permettre de gagner plus d'argent et contrebalancer la fin de l'aide gouvernementale. 

«La réouverture de l’économie et les nets progrès de la vaccination nous ont donné des raisons d’être plus optimistes quant à l’orientation de l’économie», a affirmé le gouverneur de la banque centrale, Tiff Macklem, dans le texte d'une déclaration précédant une conférence de presse en fin de matinée. «Mais, la réouverture est loin d’être terminée, et nous savons que le processus sera probablement en dents de scie et que la pandémie laissera des traces.» 

En conséquence, la banque a maintenu mercredi son taux directeur à 0,25 %, où il se trouve depuis le début de la pandémie. Elle a précisé qu'elle ne s'attendait pas à ce que l'économie soit prête à composer avec une hausse des taux d'intérêt avant la deuxième moitié de 2022. 

Réduction des achats obligataires 


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