Derrick Henry et les Titans du Tennessee refusent de dire qu'il est surtaxé

© Fournis par La Presse Canadienne

NASHVILLE — Le demi offensif des Titans du Tennessee Derrick Henry a une façon bien simple de savoir s'il est endolori après avoir enfoncé un front défensif adverse dans la NFL.  

Il suffit de déterminer s'il est en mesure de soulever sa fille Valentina ou non, chaque matin. 

«C'est le principal, a-t-il confié. Tu es endolori un peu partout, surtout quand tu joues à ma position, parce que tu encaisses tellement de plaqués, mais tout dépend du processus de récupération et de la manière dont tu traites ton corps afin de pouvoir être de retour au boulot le lendemain pour tout recommencer.»

Plusieurs se questionnent d'ailleurs à savoir si Henry est surtaxé, ou non. En plus de dominer la ligue au chapitre des verges au sol cette saison avec 640, il a effectué 142 courses jusqu'ici pour les Titans (3-2). 

C'est une moyenne de 28,4 courses par rencontre, en excluant les quelques passes captées et les transformations de deux points. Henry est en voie d'effectuer 482 courses cette saison. Ce total surpasserait facilement la marque de 416 établie par Larry Johnson avec les Chiefs de Kansas City en 2006. 

Mais chez les Titans, leur attaque mise uniquement sur lui en ce moment. Et à six pieds, trois pouces et 247 livres, Henry est bien conscient que son rôle est d'agir en tant que bélier pour marteler la défensive adverse. 

Les Bills (4-1) de Buffalo seront les prochains à tenter de le freiner, lundi soir. La défensive du club new-yorkais est la troisième meilleure de la NFL contre le jeu au sol, avec une moyenne de 78,4 verges concédées par match. Henry affiche une moyenne de 128 verges de gains au sol par match  — il a été limité à 58 verges lors du match d'ouverture des Titans, son seul sous la barre des 113 jusqu'ici. 

L'entraîneur-chef des Bills Sean McDermott, qui a dû freiner le quart Patrick Mahomes et les Chiefs la semaine dernière, a qualifié Henry de meilleur, sinon de l'un des meilleurs porteurs de ballon de la NFL, et un joueur costaud qui est difficile à rabattre au sol. Cette fois-ci, toutefois, les Bills pourront compter sur le plaqueur Star Lotulelei, absent la saison dernière.  

«Il est bon sur le flanc extérieur. Il est bon du côté court également. Il est rapide et il sait se démarquer des demis défensifs lorsqu'il a le ballon entre ses mains, a admis McDermott. Ouais, il y a un plan de match contre lui, non seulement afin d'identifier ses tracés de course, mais aussi afin de déterminer les meilleures façons de le rabattre au sol.»

Henry a également été limité à moins de 28 courses une seule fois cette saison — et oui, encore lors du match d'ouverture des Titans. 

«Derrick encaisse beaucoup de coups, a évoqué l'ailier espacé des Titans A.J. Brown. Certains d'entre eux ont l'air de faire très mal, mais il continue d'avancer. C'est vraiment impressionnant. Il est très professionnel, et il effectue aussi tous les petits détails que personne ne remarque.»

Mais les coups laissent des traces. 

L'instructeur des demis offensifs des Titans Tony Dews n'avait jamais dirigé quelqu'un comme Henry auparavant, et il a admis qu'il a dû apprendre à le connaître. Dews croit que la communication entre Henry et lui facilite son travail, celui de l'entraîneur-chef Mike Vrabel, et du reste du personnel médical et de conditionnement physique de l'équipe. 

«Son corps et lui nous diront quand il faudra lever le pied», a juré Dews. 

Teresa M. Walker, The Associated Press

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