Un scandale de textos fait ombrage à l’assermentation du cabinet au Yukon

L'ex-leader de l'opposition officielle, Stacey Hassard (debout), fait partie des deux députés éclaboussés par des textos inappropriés. © Claudiane Samson/Radio-Canada L'ex-leader de l'opposition officielle, Stacey Hassard (debout), fait partie des deux députés éclaboussés par des textos inappropriés.

Bien que la cérémonie d’assermentation du cabinet du gouvernement libéral au Yukon était prévue lundi, c’est plutôt un scandale de textos inappropriés qui a retenu l’attention.

Des captures d’écran d'un échange sur téléphones portables partagées par le bureau du premier ministre dimanche soir ont mis au jour des commentaires disgracieux tenus vendredi soir, entre autres, par deux députés du Parti du Yukon.

Lors de ces commentaires, Stacey Hassard, leader intérimaire à l’opposition officielle lors du dernier mandat, et Wade Istchenko, député de Kluane, se lancent des propos à répétitions sur qui, du premier ministre ou de la leader néo-démocrate, «a la plus grosse », faisant référence à l’organe masculin.

Un passage suggère même des préférences sexuelles du premier ministre.

Selon toute vraisemblance, le numéro de cellulaire de Sandy Silver figurait «par inadvertance » au sein du groupe échangeant les textos, écrit le premier ministre dans un courriel envoyé aux médias.

La leader néo-démocrate, Kate White, n’a pas publié de communiqué, mais en entrevue avec CBC, elle qualifie ces propos «d’immondes ».

«On peut se demander ce qu’ils disent quand ils croient que personne n'écoute, dit Mme White. Pendant la campagne électorale, on nous a promis un Parti du Yukon meilleur et amélioré, mais il ne semble pas que ce soit le cas. »

Des conséquences

Le leader du Parti du Yukon, Currie Dixon, a le soir même fait parvenir à Sandy Silver un texto lui présentant des excuses, et a signifié aux médias une série de conséquences pour ses membres.

Les deux politiciens de longue date ne pourront, dit le leader, occuper de poste au sein de comités législatifs et n’obtiendront pas de rôle dans le cabinet fantôme.

Les deux députés cités ont également, par voie de communiqué, présenté leurs excuses, «regrettant » chacun leur propos qu’ils ont qualifié de «stupide » et «d'immature ». 

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