Ferme à partager!

Qui deviendra partenaire dans la ferme Marlise? © /Radio-Canada Qui deviendra partenaire dans la ferme Marlise?

En 2016, quand il a pris les rênes de l’entreprise familiale, la ferme Marlise, Guillaume Paradis n’a pas eu la moindre hésitation.

«J’ai tout le temps considéré que c’est la plus belle chance du monde quand même de venir au monde sur une ferme, sur une terre. Donc c’est sûr que c’est quelque chose que je ne voulais pas laisser passer», affirme Guillaume.

Un changement de cap tout de même pour ce passionné de plein air et de voyages, qui menait une vie de nomade avant d’effectuer ce retour à la terre.

Guillaume Paradis se retrouve propriétaire d’un troupeau de 115 bêtes, dont 60 vaches en lactation, de terres, de bâtiments et d’équipements agricoles. Il agrandit l’étable et les projets ne manquent pas.

Guillaume Paradis propose une nouvelle approche pour s'offrir du temps à lui. © /Radio-Canada Guillaume Paradis propose une nouvelle approche pour s'offrir du temps à lui.

Son père lui donne encore un bon coup de main et il a un employé. Mais il travaille tout de même 80 heures par semaine. À l’aube de la quarantaine, il aspire à davantage de liberté.

«J’ai quatre heures par jour à moi, explique le producteur laitier. Je ne peux pas aller plus loin que deux heures par là, parce qu’au bout du deux heures faut que je revienne pour faire mes vaches. Quand même je ferais des centaines de milliers de dollars par année en salaire, qu’est-ce que tu veux que je fasse avec?»

Le jeune homme a tenté de recruter des employés, mais le taux de roulement est élevé. Et il constate que les bons employés veulent souvent gérer leur propre entreprise. «Les gens, ils veulent un pouvoir de décision, ils veulent un sentiment d’appartenance, les gens veulent être rémunérés à la hauteur de ce qu’ils rapportent sur l’entreprise. Fait que c’est tout ça que j’ai mis ensemble, pis c’est comme ça que j’ai créé mon modèle.»

Le troupeau de Guillaume Paradis compte 115 bêtes. © /Radio-Canada Le troupeau de Guillaume Paradis compte 115 bêtes.

Son modèle ou son rêve, c’est en quelque sorte de trouver le frère qu’il n’a pas. L’entreprise agricole bâtie par ses parents vaut aujourd’hui environ 3 millions de dollars, la ferme laitière typique au Québec.

Guillaume Paradis souhaite rester l’unique propriétaire de la terre et conserver la valeur actuelle des bâtiments et des équipements de la ferme. Mais il cherche un alter ego pour cultiver les terres et exploiter la ferme laitière avec lui. Ensemble, ils se partageront les revenus de la ferme et les dépenses futures.

L’avantage pour son éventuel associé, c’est qu’il n’aura pas à verser de mise de fonds de plusieurs centaines de milliers de dollars pour devenir copropriétaire.

L’agronome Denis Larouche accompagne le producteur dans l’ébauche du projet.

L’agronome Denis Larouche aide notamment les agriculteurs à la gestion de leur entreprise agricole © /Radio-Canada L’agronome Denis Larouche aide notamment les agriculteurs à la gestion de leur entreprise agricole

Les associés rembourseront la dette actuelle ensemble. La diminution de la dette fera grimper la valeur de la ferme et ils en bénéficieront tous les deux. Ils décideront conjointement du développement de l’entreprise et des investissements futurs.