La FTQ craint un recul des droits des travailleurs

Selon le président de la centrale syndicale, la liste des maladies professionnelles devrait inclure des troubles mentaux comme la dépression et l’anxiété. © Getty Images Selon le président de la centrale syndicale, la liste des maladies professionnelles devrait inclure des troubles mentaux comme la dépression et l’anxiété.

La Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) craint un recul en matière de droit des travailleurs, avec la forme actuelle du projet de loi n° 59 sur la modernisation du régime de santé et de sécurité au travail (LSST) du ministre du Travail, Jean Boulet. Le président de la centrale syndicale, Daniel Boyer, formule d’ailleurs plusieurs revendications pour le modifier.

La réforme de la loi ressemble à « un patchage de quelques affaires », estime le syndicaliste. « On pense que ce n’est pas une véritable modernisation, ajoute-t-il. Selon lui, le projet de loi ne contient que « quelques minimes » avancées en matière de prévention et il considère qu’il restreint l’accès à l’indemnisation et à la réadaptation des employés victimes de lésions professionnelles.

« Si on met une limite de temps, ces gens-là vont avoir de la difficulté à faire reconnaître leur maladie comme en étant une qu’ils ont contractée dans le cadre de leur travail, dénonce-t-il. Et ça, c’est inquiétant. »

M. Boyer estime qu’il ne faut pas toucher aux mécanismes d’indemnisation et de réadaptation. En revanche, il plaide pour la bonification des mécanismes de prévention, qu’il qualifie d’« archaïques ». « Ça prend un sérieux coup de barre, estime-t-il. Parce que ce qu’on vise, ce n’est pas d’indemniser et de réadapter, c’est qu’il n’y en ait pas, d’accident de travail. »

Des mécanismes de prévention pour tous

La FTQ réclame également de la réforme qu’elle applique l’ensemble des quatre mécanismes de prévention prévus par la loi, à tous les travailleurs du Québec, et non plus seulement aux secteurs considérés comme prioritaires par la loi. Ces mécanismes consistent en la mise sur pied d’un comité de santé et de sécurité au travail, de programmes de prévention et de santé spécifique à la prévention, et la nomination d’un représentant à la prévention.


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