Il existerait quatre « sous-types » d’alzheimer associés à la protéine tau

La phosphorylation (jaune) de la protéine tau (rouge-orange) entraîne la désintégration des microtubules et l'agrégation en enchevêtrements neurofibrillaires (orange) dans l'axone d'un neurone. © /iStock La phosphorylation (jaune) de la protéine tau (rouge-orange) entraîne la désintégration des microtubules et l'agrégation en enchevêtrements neurofibrillaires (orange) dans l'axone d'un neurone.

La protéine tau, dont l'accumulation est associée à l'apparition de l’alzheimer dans le cerveau, se propage selon quatre schémas distincts qui entraînent des symptômes différents de la maladie, a découvert une équipe internationale dont fait partie le chercheur Jacob Vogel de l'Institut-hôpital neurologique de Montréal (NEURO).

Il faut savoir que deux substances sont associées à l’apparition de la maladie d’Alzheimer dans le cerveau : la protéine bêta amyloïde et la protéine tau.

Dans le premier cas, les molécules A bêta s’agrègent et forment des plaques qui bloquent le transfert de signaux entre les neurones, entraînant la mort des cellules.

Dans le deuxième cas, les protéines tau s’affaissent et s’enroulent, et forment ainsi des enchevêtrements qui empêchent les nutriments d’atteindre les neurones, ce qui entraîne la mort des cellules.

Dans les présents travaux publiés, les scientifiques ont découvert que la forme associée à la protéine tau se propage de quatre façons différentes.

«Nos travaux montrent que l’alzheimer est une maladie encore plus hétérogène qu'on ne le pensait auparavant», affirme Jacob Vogel dans un communiqué publié par l’Université Lund en Suède.

L’étude est le fruit d'une collaboration entre des équipes en Suède, au Canada, aux États-Unis et en Corée.

Depuis les dernières années, les scientifiques peuvent observer l'accumulation de la protéine tau dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer à l'aide d’une technique d'imagerie médicale avancée. La tomographie par émission de positrons (TEP) permet de mesurer en trois dimensions l’activité du cerveau grâce aux émissions produites par les positrons issus de l'injection d’un produit radioactif.


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