Pas de retour en personne à court terme pour les fonctionnaires fédéraux

Les travailleurs de la fonction publique fédérale resteront en télétravail à court terme (archives). © Josée Ducharme/Radio-Canada Les travailleurs de la fonction publique fédérale resteront en télétravail à court terme (archives).

Des représentants du Secrétariat du Conseil de trésor (SCT) ont réitéré, en comité parlementaire, lundi, qu’un retour en personne au travail pour les fonctionnaires fédéraux ne surviendra pas dans un « avenir proche ».

«Pour l'instant, je dois énoncer l'évidence. On est encore en train de gérer la pandémie. On ne s'attend donc pas à un retour en milieu de travail, dans les lieux physiques, à court terme», a dit Marie-Chantal Girard, sous-ministre adjointe au département des pensions et des avantages sociaux du SCT.

Son collègue Tolga Yalkins, sous-ministre adjoint à la division de Milieu de Travail, a mentionné que les variants de la COVID-19 ajoutent des impondérables supplémentaires.

«Lorsqu’on va pouvoir considérer retourner au travail, premièrement, ce ne sera pas du mur-à-mur [considérant] le nombre d’organisations et la différence des mandats au sein de la fonction publique», a ajouté Mme Girard devant les élus du Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires.

Interrogée par le conservateur Pierre Paul-Hus, elle n’a pas été en mesure de fournir des détails précis sur la flexibilité qui sera offerte aux employés fédéraux.

«Effectivement, des formes hybrides ou alternatives pourront être considérées. L'idée, ici, est d’avoir appris de la dernière année et demie», a-t-elle affirmé.

De son côté, la présidente de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), Debi Daviau, a soutenu, en ouverture de présentation, qu’elle donnait «la note de passage», de façon générale, au gouvernement.

«Je ne peux prétendre qu’il n’y a pas eu d’enjeux avec des ministères en particulier ou même avec des gestionnaires locaux interprétant mal ou ignorant, tout simplement, des directives du [SCT]», a-t-elle toutefois déclaré.

Elle a rappelé que l’IPFPC s’inquiète du fait que les femmes sont désavantagées de façon disproportionnée par le changement de directive en ce qui a trait au congé spécial 699.

Les conditions entourant le télétravail et un retour en présentiel, pour ceux qui seront intéressés, sont prioritaires, a-t-elle ajouté.

«Cela signifie aussi de gros changements dans la culture de la fonction publique. Ce n’est pas un secret que plusieurs gestionnaires ne font pas confiance à leurs employés pour travailler à distance, malgré des résultats positifs démontrés afin de continuer d’offrir des services aux Canadiens durant la dernière année et demie.»

Pas de retour en personne à court terme pour les fonctionnaires fédéraux